30/03/2007

Gochenée: vie de saint Géry.

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Saint Géry, dénommé en latin Gaugerius, est né de parents romains à Eposium, c'est-à-dire Yvois, aujourd'hui dénommé Cariman, dans les Ardennes.

Jeune homme, il pratiquait le jeûne, était toujours le premier à l'église, se signalait par sa charité envers les pauvres auxquels il distribuait sa nourriture et par son intérêt pour les saintes écritures. L'évêque de Trèves, Magnericus,   remarqua sa conduite exemplaire et l'engagea dans la cléricature puis l'ordonna diacre dès qu'il connut le psautier par coeur.


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Lorsque l'évêché de Cambrai devint vacant, Géry y fut installé vers 585 et 587 avec l'accord du roi Childebert II. Pendant 40 ans, il remplit tous les devoirs d'un évêque de ce temps, c'est-à-dire détruire les idoles païennes et bâtir des églises. L'histoire retient surtout son soucis pour les prisonniers et les serfs qu'ils essayait de libérer par des démarches longues et parfois onéreuses ainsi que pour son assistance aux pauvres.

Géry mourut le 11 août entre 623 et 626. Il fut inhumé dans l'église Saint-Médard qu'il avait fait construire au centre de la ville épiscopale de Cambrai.


EGLISE_AUTELDaSaint Géry sur l'autel latéral droit de l'église de Gochenée.


C'est surtout dans le Hainaut que saint Géry est vénéré: il y a laissé 22 églises placées sous son patronnage ainsi qu'un village qui porte son nom, dans le Brabant. Dans la province de Namur, l'église de Gochenée lui est dédiée. Il est également invoqué à Roucourt qui possèd eun buste religieux de 1711 et à Brasmenil où un tableau le représente baptisant un lépreux.

Saint Géry est souvent représenté en évêque, avec parfois un dragon à ses pieds. Il est invoqué contre les "troubles des humeurs", les maladies infectieuses dont la fièvre aphteuse et les maux de dents.

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01/03/2007

Gimnée: 1657 - Miracle de Notre-Dame de la Croix.

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Résurrection d'un enfant mort-né à la chapelle de l'Ermitage.

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Le 25 mars 1657, dimanche de la Pâques fleurie, naquit, au village de Mesnil, près de Vierves, un enfant mort-né. Comme il était de tradition sous l'ancien régime, son père, Georges Gilsoul, décida de transporter l'enfant dans une chapelle dédiée à la Sainte Vierge dans l'espoir qu'il ressusciterait quelques instants afin qu'on pût lui administrer le sacrement du baptême. C'est ainsi que le 30 mars 1657, Vendredi saint, il déposa l'enfant sur l'autel de la chapelle de Notre-Dame de la Croix à Gimnée, encore connue sous la dénomination de chapelle de l'Ermitage, "avec ferme foi que la bonne Dame le pourroit assister".

Le vendredi 6 avril 1657, à la soirée, quelques personnes se rendirent dans la chapelle pour prier. Parmi celles-ci se trouvait Marie de Fumais, sage-femme d'Agimont, qui avait elle-même apporté un enfant mort-né pour l'exposer dans cette même chapelle.

En entrant, ces fidèles remarquèrent immédiatement que le bébé déposé sur l'autel par Georges Gilsoul avait l'oeil gauche entr'ouvert et que des larmes en coulaient. Immédiatement, le marlier François Goffin, prit de l'eau et lui administra le baptême. Un quart d'heure plus tard, le corps du bébé changea complètement de couleur, son décès ne laissant alors plus aucun doute.

Dès le lendemain, la Haute Cour de Justice de Gimnée consigna par écrit les dépositions des témoins qui figurent actuellement aux Archives de l'Etat à Namur dans une liasse des années 1419-1791 consacrée aux archives de l'église Saint-Servais de Gimnée.

20:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tradition, miracle |  Facebook |

Gimnée: vie de Saint Servais.

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Fontaine Saint-Servais (Maastricht) par Charles de Vos (1934)
(Photo J.Waltmans)

Evêque de Tongres, saint Servais, patron de la paroisse et de l'église de Gimnée, est un des grands personnages de la chrétienté. La discrétion de l'histoire de sa vie est quelque peu compensée par la légende qui ferait de lui un cousin du Christ et descendant d'une soeur de sainte Anne. Son nom trahit une origine orientale, peut-être arménienne. Il aurait été ordonné prêtre à Jérusalem et envoyé à Tongres par un ange. Attila aurait épargné le saint à la vue d'un ange qui le protégeait. A Rome, il aurait également reçu une clef d'argent des mains de saint Pierre...

Saint Servais prit probablement part au concile de Sardique en 343, parmi les évêques qui soutiennent Athanase et défendent l'orthodoxie. Lors du concile de Rimini en 359, il défendit avec énergie la foi catholique devant l'arianisme qui refusait le dogme de la Trinité. Les défenseurs de l'orthodoxie étaient peu nombreux, mais, comme le raconte Sulpice Sévère, "plus réduit était leur nombre et plus grand était leur courage". Phebadius, évêque d'Agen, et Servatio (saint Servais), évêque de Tongres, étaient les plus tenaces. Phebadius finit par céder, Servais restant seul, indépendant et obstiné. Finalement, Servais, droit, simple et ferme, se laissa manoeuvrer et finit par signer un compromis retors dans lequel les Grecs rusés lui proposaient des formules subtiles où l'hérésie se cachait sous des mots relevant apparemment de l'orthodoxie.

Entre le concile de Sardique et celui de Rimini, vers 350 ou 351, saint Servais a probablement été envoyé comme ambassadeur de l'usurpateur Magnence à l'empereur Constance.

Ses reliques furent transportées à Maastricht où l'évêque Monulphe lui dédia une basilique au VIème siècle. Son corps est abrité dans une lourde châsse romane.

Le nom de saint Servais, évêque très populaire,  est un patronyme très répandu: dix-neuf églises et une ville l'ont reçu comme titulaire. L'église de Gimnée lui est dédiée ainsi que celles de Dourbes, Olloy, les deux Matagne, Fagnolle, et enfin Ossogne et Matignolle, situés sur Vierves. Fêté le 13 mai, saint Servais est le dernier des saints de glace.

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tradition, saint |  Facebook |

18/11/2006

Franchimont: légende de la Fontaine St-Hadelin

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Le miracle de la source de Franchimont représenté sur le côté gauche de la châsse de saint Hadelin 
(Collégiale de Visé)

D'après un récit hagiographique du Xème siècle intitulé Vita Sancti Hadelini, oeuvre d'Hériger de Lobbes, saint Hadelin, disciple de Remacle, aurait réalisé un miracle dans une localité dénommée Mons Francherii (Franchimont). Au VIIème siècle, lors d'une sécheresse catastrophique, le saint, fondateur du monastère de Celles-lez-Dinant, aurait fait jaillir de son bâton une source. Cette Fontaine Saint-Hadelin se trouve en contrebas de l'église Saint-Martin et est constituée d'une potale dédiée au saint et de deux grands abreuvoirs en pierre.

Ce miracle de saint Hadelin est représenté sur l'un des bas-reliefs de la châsse de saint Hadelin, datée du XIème siècle avec des ajouts au XIIème siècle, et qui se trouvait initialement dans la crypte de l'église Saint-Hadelin de Celles-lez-Dinant. Hadelin aurait en effet construit un oratorium dans la région de Celles et y mourut à la fin du VIIème siècle. 

Le bas-relief est entouré d'un inscription latine:

MENS ORAT MVNDA NEC FIT
MORA PROSILIT VNDA
S.HADELINVS -  MESSORES - FONS FACTVS.

c'est-à-dire:

UN ESPRIT PUR PRIE ET SANS RETARD UNE SOURCE JAILLIT
SAINT HADELIN  - LES MOISSONNEURS - LA SOURCE

 

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C'est Jos. Destrée qui, en 1905, a situé à Franchimont la scène du miracle de la source représentée sur la châsse de saint Hadelin (Châsse de saint Hadelin, N°1 dans Exposition de l'Art ancien du Pays de Liège, Liège, Aug. Bénard, 1905)

En 1972, Jacques Stiennon décrivait ainsi cette scène (Rhin-Meuse, Réflexions sur le thème de l'eau, pp. 23 à 25 dans Clés pour les arts, octobre 1972, n°26):

FONT_ST_HADELIN02Des moissonneurs travaillent dans un champ. Le soleil est accablant, les ouvriers meurent de soif. Aussi délèguent-ils à saint Hadelin un des leurs afin de rapporter de quoi boire. Le saint homme s'étonne: il leur avait envoyé de la boisson par les soins d'un messager. Il faut bien constater que celui-ci par négligence, n'a pas rempli sa mission. Hadelin se hâte alors vers les moissonneurs et, là, plante solidement dans le sol le bâton qui lui servait de canne. Il élève une prière fervente vers le Seigneur et soudain, de la terre jaillit une source à laquelle les travailleurs s'abreuvent à satiété.

FONT_ST_HADELIN05De tout l'art mosan et rhénan, il est peu de scènes où l'artiste ait manifesté plus de sens de la nature et plus d'humanité. Sur le fond se détachent à mi-corps trois moissonneurs qui, par la diversité de leurs gestes, expriment leurs réactions individuelles devant le prodige. Devant eux, s'accumulent les bottes de blé aux épis gonflés, traduisent la générosité de la terre nourricière. Mais toute l'attention est accaparée par le personnage de l'avant-plan. Le réalisme dans le traitement de ses vêtements souplement ajustés au corps, de ses cheveux en couronne, de sa barbe en collier, de ses manches retroussées, le naturel de son attitude, l'arabesque dynamique qu'il dessine dans l'espace, en opposition au statisme des autres éléments de la composition - tous ces facteurs insufflent à l'ensemble un accent de vie et de vérité extraordinaire. Dans ce paysage semé d'herbes et de fleurs, l'insolite et le miracle ne sont pas seulement représentés par le geste inspiré de saint Hadelin, ils sont visibles dans le bouillonnement de l'eau qui vient d'elle-même remplir, généreusement, l'écuelle du moissonneur.

FONT_ST_HADELIN03Le village de Franchimont possède également un reliquaire en argent, daté de 1659 d'après une inscription, et conservé en l'église Saint-Martin.

Toujours active aujourd’hui, la Fontaine Saint-Hadelin est agrémentée d’un grand bac en pierre. Chaque année, le moment fort d’une fête villageoise dédiée à saint Hadelin, à la fin du mois de  juillet, est la bénédiction à la fontaine. Au début du siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale semble-t-il, les habitants du village, mais aussi bien des visiteurs extérieurs, y pratiquaient d’ailleurs fortes ablutions : en effet, des vertus bienfaisantes étaient attribuées aux eaux de la fontaine.

La légende de Franchimont est à rapprocher de celle de Soulme où on prête un exploit tout à fait similaire à saint Gobiet qui aurait fait jaillir un petit ruisseau, affluent de l'Omeri. Ce type de légende est bien évidemment caractéristique des débuts du christianisme où la présence d'une source jouait un rôle important dans la conversion et le baptême des premiers chrétiens.

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Franchimont: vie de saint Hadelin.

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Statue de St.Hadelin
du XVe siècle.

Saint Hadelin (ou Adelin) est né en Aquitaine au VIIe siècle. Il se retira très vite de la vie publique pour se consacrer à son idéal religieux. A cette époque, l'Aquitaine envoyait vers le Nord quantité de religieux dont la mission était d'évangéliser nos provinces. Hadelin se rend à l'abbaye de Solignac en Limousin et y rencontre saint Remacle qui a été nommé premier abbé de ce couvent en 632. Saint Remacle élève Hadelin à la prêtrise.

Après avoir rempli pendant quelques temps la charge de référendaire à la cour du roi Sigibert III, saint Remacle se rend alors à Cugnon en compagnie de Hadelin et y fonde vers 644 un monastère au bord de la Semois.

Saint Remacle est élevé à l'épiscopat entre 644 et 648 et fonde le monastère de Stavelot. Vers l'an 1000, Hériger, abbé de Lobbes, certifiera qu'Hadelin était alors présent aux côtés de saint Remacle, ce qui semble prouvé puisque les moines de Stavelot possédaient à Olne dès le IXe siècle une propriété qui portait le nom de Mont Saint-Hadelin.

Hadelin s'installe dans la vallée de la Lesse, près de Dinant où Saint Remacle l'aida sans doute à construire, près de Dinant, cet ermitage composé de cellules qui donnèrent leur nom au village proche de la vallée de la Lesse: Celles (aujourd'hui commune de Houyet). C'est là que se dresse encore aujourd'hui une superbe église romane du XIe siècle dédiée à saint Hadelin.

Le saint s'était à peine installé à Celles que, comme il arriva souvent à cette époque, les seigneurs voisins, pressentant les bienfaits d'une implantation monastique dans la région, se mirent à rivaliser de générosité envers celle-ci. Parmi ces bienheureux donateurs se trouvait par exemple Pépin de Herstal qui aurait gratifié la nouvelle fondation de quelques domaines. C'est ainsi qu'Hadelin reçut la villa de Franchimont ainsi que celle de Veltz et un manse à Rustina, ces deux dernières localités étant inconnues aujourd'hui.

La générosité des donateurs permit le développement rapide du monastère: au premier oratoire vint s'ajouter un second qui fut malheureusement détruit après le passage des Normands. On n'en conserve plus de trace.

Le saint ermite regroupa des novices à Celles et mourut entouré de ses disciples, sans doute le 3 février 690

Le monastère de Celles, transformé ensuite en chapitre, fut transféré à Visé au XIVème siècle. La châsse dans laquelle se trouvent les reliques du saint se trouvent donc actuellement à Visé où elles ont été transportées en 1338, ce qui valu à l'église de Visé d'être promue au rang et aux privilèges des collégiales. La ville elle-même adopta saint Hadelin pour patron. Cinq autres paroisses de Wallonie gardent son nom. Il est fêté le 4 février.

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Franchimont: vie de saint Martin.

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Statue de saint Martin dans l'église de Tamines.

Saint Martin, patron de la paroisse et de l'église de Franchimont, naquit en Pannonie aux confins des années 316 et 317, dans cette ancienne contrée d'Europe centrale, située entre le Danube et l'Illyrie, comprise entre les Alpes orientales et les Carpates, et qui avait été soumise aux Romains de 35 avant J.-C. à 95 après J.-C.

Le célèbre apôtre des Gaules était le fils d'un officier de la cavalerie romaine, mais personne ne peut dire avec exactitude aujourd'hui de quelle race il était exactement. Lorsque son père termina sa carrière militaire, il reçut quelques lopins de terre dans la région de Pavie, en Italie et c'est là que Martin fut élevé.

A l'âge de dix ans, Martin se présenta de sa propre initiative pour recevoir l'enseignement de l'Eglise chrétienne qui se trouvait alors dans les premières années qui suivaient les persécutions. Mais les parents de Martin étaient restés païens et, alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique, son père l'inscrivit de force sur le rôle des cavaliers de l'armée.

C'est au cours du passage de sa cohorte romaine dans les environs d'Amiens où il fut sans doute baptisé en 339 que se situe la plus populaire anecdote de la vie de saint Martin. A l'âge de dix-huit ans, alors qu'il faisait route à cheval, il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal, et, dégainant son épée, tailla en deux sa cape pour en donner la moitié au pauvre.

Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut évidemment paraître curieux pour un chrétien, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de son uniforme. L'autre moitié restant propriété de la cavalerie, il est bien évident que saint Martin ne pouvait s'en défaire, au risque d'être accusé de détourner les deniers publics. Il est bien évident que ce geste, répondant aux principes qu'il avait appris dans l'évangile, était aussi en quelque sorte une manière de tourner en dérision les principes militaires auxquels il était astreint contre son gré.

A quarante ans, après s'être affranchi avec difficulté de ses obligations militaires, saint Martin se rendit à Poitiers où il rencontra probablement pour la première fois saint Hilaire, évêque du lieu. Saint Hilaire lui proposa de l'incorporer dans son clergé en l'ordonnant sous-diacre, mais Martin, par humilité, n'accepta que le plus bas des ordres mineurs, celui d'exorciste.

Après avoir reçu en songe l'ordre du ciel d'aller convertir sa patrie d'origine où ses parents étaient retournés, saint Martin retourna en Pannonie où il convertit sa mère, son père prétendant rester païen.

De retour à Poitiers, il fonda le premier monastère des Gaules à Ligugé, lieu situé à quelques kilomètres au sud de Poitiers, sur le Clain. Il se consacra dès lors à la vie monastique sur les terres que lui avait sans doute cédé l'évêque Hilaire. Ordonné prêtre, il fut alors pratiquement kidnappé par les chrétiens de Tours qui voulaient en faire leur évêque, sans tenir compte des difficultés canoniques que posaient le choix d'un militaire converti. C'est ainsi qu'il fut sacré évêque le 4 juillet 371.

Essayant de fuir les apparats de sa nouvelle charge, il fonda le monastère de Marmoutiers, à quelques kilomètres de Tours, où il se retira dans une cabane exiguë, entouré de ses quatre-vingt frères.

Malgré son attrait pour la vie monastique, saint Martin fut un grand voyageur: il parcourut les campagnes, lutta contre les superstitions et établit de nouvelles paroisses rurales. Il se rendit ainsi plusieurs fois à Trèves pour y rencontrer l'empereur et y séjourna quelques temps. En 385 ou 386, il passa par le Luxembourg et, étant donné les nombre important d'églises qui lui sont dédiées en Wallonie (on en a dénombré 235) et le rayonnement qu'il a chez nous, on peut supposer qu'il est peut-être passé dans nos régions.

Lorsqu'il mourut en 397, la dépouille de saint Martin fut ramenées à Tours où on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église gothique. La crypte où reposaient ses reliques reçut la visite de Clovis, Charlemagne, Philippe-Auguste, saint Louis, Henri IV, Louis XIV, etc... L'abbé Guibert de Gembloux s'y rendit en 1180, 1181, 1186 et 1187 et y inscrivit, sur une paroi, ces deux vers:

Martine par apostolis
vita, fide, miraculis

Saint Martin est fêté le 11 novembre et c'est tout un folklore qui s'est développé autour des feux de la saint Martin, surtout en Rhénanie et à Bonn par exemple, où les enfants passaient de maison en maison pour récolter quelque argent en récompense d'une chansonnette.

17:20 Écrit par Lucky Skywalker dans Franchimont | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tradition, saint |  Facebook |