04/12/2007

Hermeton-sur-Meuse: chronologie.

HSMVAL1 [Web]


Les versants boisés de la vallée de l'Hermeton.

Préhistoire.  
   
Epoque romaine. La présence d'une population locale est attestée par la découverte fortuite de deux tombes du IIe siècle.
   
VIIe siècle.  
   
VIIIe siècle.  
   
IXe siècle.  
   
Xe siècle.  
   
XIe siècle.  
   
XIIe siècle. La terre d'Hermeton figure parmi les possessions de l'abbaye de Waulsort qui sont garanties par le pape Alexandre III le 2 juillet 1180. L'abbaye de Waulsort est, à cette époque, un puissant monastère dont les propriétés s'étendent sur les deux rives de la Meuse.
   
XIIIe siècle. Hermeton-sur-Meuse est incorporé dans le ban de Waulsort-Hastière, territoire dont le comte de Namur s'est approprié la souveraineté par le biais de l'avouerie et qu'il a inféodé à l'abbé de Waulsort  qui demeurera seigneur hautain jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
   
XIVe siècle.  
   
XVe siècle. Le comte de Namur affranchit les habitants du ban d'Hastière-par-deçà,dont dépend le village d'Hermeton-sur-Meuse, des droits de formariage et de formorture. Le comte garde cependant le droit de prendre le meilleur meuble au décès du dernier vivant de chaque couple et recevra annuellement 2 rés d'avoine de chaque "chef d'hôtel".
   
XVIe siècle.  
   
XVIIe siècle. Les luttes endémiques entre la France et l'Espagne dévastent la région. Hermeton-sur-Meuse n'échappe pas aux ravages de la guerre.
  Par le Traité de Nimègue du 18 septembre 1678, Hermeton fait partie des villages cédés à Louis XIV.
  Lors du Traité de Ryswick, le 20 septembre 1697, Hermeton-sur-Meuse devient une localité dépendant de Charlemont (Givet), avec notamment Gochenée et Romerée, Waulsort et Hastière.
  A la fin du XVIIe siècle, le Gouvernement de Charlemont dénombre 31 feux dans la paroisse d'Hermeton-sur-Meuse.
XVIIIe siècle. Lors de la Convention des Limites signée le 24 mai 1772 entre Louis XV et l'évêque de Liège en vue de rectifier les frontières entre la france et la principauté de Liège, le territoire d'Hermeton servira de monnaie d'échange contre Hierges, Chooz et Vireux.
  Hermeton-sur-Meuse fait partie du quartier liégeois d'Entre-Sambre-et-Meuse. La liaison avec l'autre rive de la Meuse est assurée grâce à un bac mis à ferme par le prince-évêque.
  Accompagné de son frère Joseph-Julien et d'une bande de dragons, François Delecolle, surnommé le "Tyran de Givet",   s'adonne au brigandage et dévaste les villages de Willerzies, de Hargnies, d'Hermeton, d'Agimont, de Soulme, de Gochenée et de Vodecée.
  Hermeton-sur-Meuse est érigée en commune dans le cadre de la réorganisation territoriale imposée par les Révolutionnaires. La nouvelle commune couvre une superficie de 709,76 ha.
  Le 20 décembre 1793, les chasseurs français, caserné au mont d'Haurs à Givet, tuent quatre Tyroliens à Hermeton.
  Lors du procès de Delecolle, un officier municipal givetois déclare que celui-ci a volé des meubles et de l'argenterie à des particuliers d'Agimont, Hermeton, Gochenée, Vodécée et Soulme.
XIXe siècle. A l'aube de l'indépendance de la Belgique, Hermeton-sur-Meuse compte 102 maisons de pierre réparties entre la Meuse et les coteaux qui surplombent le fleuve.
   
XXe siècle. Construction de l'église actuelle.
  Le 24 août, les Allemands traversent la Meuse à Hastière et arrivent à Hermeton-sur-Meuse à 14h.30. Il ne reste qu'une douzaine de personnes dans le village, dont deux ou trois femmes. En dehors de tout combat pouvant justifier une telle attitude, les Allemands incendièrent 71 maisons sur les 116 constituant alors le village; 7 autres maisons furent partiellement incendiées et il y eut au total 10 habitants tués. Les pertes matérielles furent estimées à près d'un million de l'époque.

 

 

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Hermeton-sur-Meuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, chronologie |  Facebook |

25/03/2007

Gochenée: chronologie.

gochenéegochenée histoire
 

Préhistoire.

   
    
Epoque romaine.  Occupation de la localité à l'époque romaine (découverte de pièces de monnaies)
    
VIIe S.   
    
VIIIe S.  A l'époque mérovingienne qui nous a laissé des sépultures à inhumation, le village se forme autour de la villa des Godsingen.
    
IXe S.   
   
Xe S.   
   
XIe S.   
    
XIIe S.   
    
XIIIe S. 1224Hawide, épouse de Théodore de l'Ile, donne au prieuré d'Hastière une terre qui se trouve à Gochenée. L'abbaye de Brogne s'en réserve le cens.
  1245Des rivalités éclatent entre l'abbaye de Florennes et d'Hastière au sujet de la dîme de Gochenée.
  1265Une sentence arbitrale règle le conflit intervenu vingt ans plus tôt entre l'abbaye de Florennes et celle d'Hastière. Gochenée est désigné comme faisant partie des terres de l'abbaye de Florennes et donc de la principauté de Liège, le comte de Namur y gardant néanmoins certains droits.
  1289Le comte de comte de Namur a les droits de "taille, mortemain et formorture, commands et corvées" sur ses hommes en Gosignées.
XIVe S.   
    
XVe S.   
    
XVIe S. Au début du XVIe siècle, les habitants de la localité payent les droits d'avouerie au comte d'Agimont.
  Vers le milieu du XVIe siècle, le premier seigneur connu de Gochenée est Thibaut de Bourlers, seigneur de Virelles.
Gochenée relève de la cour féodale de Hierges et son échevinage suit la coutume de Liège.
  1555Gochenée est compris dans la liste des dépendances de la seigneurie d'Agimont. Avec l'accord du Prince-Evêque de Liège, Gochenée est vendu à Charles Quint en même temps qu'Agimont, vendu par son seigneur le comte de Stolberg-Königstein. Par l'acquisition d'Agimont, Charles Quint souhaitait devenir surtout propriétaire de Charlemont où il souhaitait construire une forteresse. Le prince-évêque de Liège souhaitait obtenir des compensations pour l'abandon de ses droits de souveraineté sur ces terres, mais il ne les reçut jamais.
 1577Le 17 octobre 1577, les garnisons de Mariembourg, Philippeville et Charlemont mettent à sac le village. Quelques années plus tard, il sera à nouveau dévasté par la châtellenie de Couvin.
XVIIe S. Aux XVIIe et XVIII siècles, la seigneurie de Gochenée appartient aux Jacquier de Rosée, famille de maîtres de forges, dont la juridiction s'étendait également au village de Soulme. La cure était à la collation de l'abbaye de Florennes.
  1669Par le Traité des Limites, l'Espagne cède Gochenée à la France et ce malgré les protestations du prince-évêque de Liège.
  1697Lors du Traité de Ryswick, le 20 septembre 1697, Gochenée devient une localité dépendant de Charlemont (Givet), avec notamment Romerée, Hermeton-sur-Meuse, Waulsort et Hastière. Ce traité sera confirmé par la Convention de Lille en 1699.
  A la fin du XVIIe siècle, le dénombrement du Gouvernement de Charlemont (Givet) compte 52 feux à Gochenée.
XVIIIe S. 1730Construction de l'église dédiée à saint Géry.
  1772Suite au Traité de Versailles, la seigneurie de Gochenée revient de nouveau à la Principauté de Liège pour une courte période, c'est-à-dire jusqu'à la Révolution.
  1779Un règlement de bourgeoise de la commune de Gochenée daté du 14 octobre 1779 et établi par le prince-évêque de Liège confirme et précise les règlements antérieurs de 1664, 1734 et 1774.
  Accompagné de son frère Joseph-Julien et d'une bande de dragons, François Delecolle, surnommé le "Tyran de Givet",   s'adonne au brigandage et dévaste les villages de Willerzies, de Hargnies, d'Hermeton, d'Agimont, de Soulme, de Gochenée et de Vodecée.
  1793Gochenée est rattaché au département des Ardennes.
  1795Lors du procès de Delecolle, un officier municipal givetois déclare que celui-ci a volé des meubles et de l'argenterie à des particuliers d'Agimont, Hermeton, Gochenée, Vodecée et Soulme.
XIXe S. 1815Sous Guillaume d'Orange, Gochenée fait partie de la province de Namur.
    
 XXe S. 1914Les gros obus des canons allemands tirant des hauteurs de Gochenée et de Vodecée bombardent la ville de Givet et détruisent la caserne Rougé ainsi que le minuscule village de Charlemont composé d'une église, d'une caserne et de quelques maisons.
   

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire |  Facebook |

27/02/2007

Gimnée: Pierre Robert de Gimnée (1763-1826), député à la Convention.

M502004_95DE18112_P
 
Pierre Robert de Gimnée peint par Jean-Louis Laneuville - Huile sur toile de 63x53cm. acquise en 1835 par le Musée de Versailles.

 

yl_ball

Les débuts du républicanisme.

Pierre François Joseph ROBERT, dit de Gimnée, est né à Gimnée le 21 janvier 1763. Son frère, André Joseph, devint grand mayeur de Dinant.

Pierre ROBERT, petit avocat à Namur, embrassa rapidement les principes de la Révolution lorsque celle-ci apparut. Il gravita longtemps autour de Demouriez et, lorsque celui-ci devint ministre, Robert de Gimnée convoita en vain l'ambassade de Constantinople. Le célèbre Danton lui fut plus secourable que Demouriez et lui valut une place dans la Représentation à Paris.

Robert de Gimnée fut reçu au Parlement en 1785 et épousa Louise de Kéralio, parfois surnommée "la Sans-Culotte du Mercure de France", directrice d'un journal à tendance démocratique - le Mercure national - qui devint le moniteur du jeune parti républicain.

En 1790, il devient pendant quelques mois Commandant de la Garde Nationale à Givet en remplacement de Pierre-Dominique Toupet des Vignes, premier colonel-commandant de cette milice, devenu maire. En 1791, Robert de Gimnée écrira:

"Pendant ces mois, j'eus à lutter sans relâche contre l'aristocratie des officiers du régiment de Chartres et du régiment du Dauphin".

En mai 1791, ROBERT, d'opinions avancées et président d'un club républicain, regroupa en fédération une trentaine de ces sociétés populaires. Au mois de novembre de la même année, il publia "Le républicanisme appliqué à la France", brochure qui fit sensation. Après la fuite de Varennes, il inspira la création du Club des Cordeliers qui proposa l'instauration de la République à l'Assemblée Nationale.

yl_ball

Député de Paris à la Convention et commissaire de la République au pays de Liège.

Menant une vie tumultueuse, ROBERT DE GIMNEE est alors poussé par l'ambition démesurée de son épouse et, grâce à l'appui de Danton, est élu député de Paris à la Convention, en tant que représentant des Ardennes. Après avoir voté la mort de Louis XVI, il fut envoyé dans sa région natale en tant que commissaire de la République dans la pays de Liège et proconsul. Faisant du zèle patriotique excessif et mêlé à une affaire de fraude d'alcool, il fut accusé d'avoir des relations avec le duc d'Orléans et faillit être guillotiné.

Après la réunion à la France en 1795, il devint représentant du peuple à Liège et, à la fin de la Terreur, gagna la sympathie de la population en étant délégué à Givet par la Convention pour enquêter sur les violences et les actes d'improbité de Delecolle, maire de Givet, réputé pour ses sinistres exploits dans la région. Il eut soin de réunir en son dossier tous les actes abusifs dont le Comité secret se rendit coupable. Dans son rapport, il écrira:

"Ce Comité fut tout d'horreurs révoltantes en fait de perquisitions et d'inquisitions, faisant embastiller ses victimes sur de simples soupçons, vandalisant tout le pays, pillant les propriétés."

yl_ball

Fin d'une carrière politique.

En 1795, ROBERT DE GIMNEE ne fut pas réélu. Son étoile commençait à pâlir et ses activités à la tête d'une maison de denrées coloniales lui valurent bientôt le surnom de "Robert-Rhum".

Sa carrière politique étant finie, il devint bonapartiste et fut même désigné préfet provisoire à Rocroi: une lettre de l'époque annonça son investiture en ces termes: "le brigand Robert est revenu à Rocroi".

A la chute de Napoléon à Waterloo, il fut contraint de s'exiler en tant que régicide. Il s'installa donc à Bruxelles et devint chef épicier et marchand de liqueurs dans un établissement dénommé "Au Bon Coin" où il mourut le 13 avril 1826. Son épouse est décédée le 31 décembre 1828.

Le portrait de ROBERT DE GIMNEE, peint par Laneuville, figure dans les collections du musée de Versailles.

19:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire |  Facebook |

Gimnée: la bataille de Gimnée en 1555.

gimnéegimnée histoire

 

fort charlemont

Le fort de Charlemont, d'après L.Guicciardini,
La description de tout les Pays-Bas.

Le village de Gimnée souffrit particulièrement des guerres de la seconde moitié du XVIème siècle en raison de la proximité du fort de Charlemont et du camp de Givet.

Le 25 juin 1555, Charles Quint, alors dans la trente-sixième année de son empire, désigne Martin Van Rossem commandant d'une importante armée qui vient se "parquer aux deux Givet" avec des pièces d'artilleries qui ont été amenées de Malines le 15 mai. Cette armée est destinée à protéger la construction du fort de Charlemont dont Charles de Berlaymont, seigneur de Hierges, a été nommé superintendant des travaux qui débutent vraisemblablement au mois de juin 1555.

Dès son intallation dans le retranchement de Givet, l'armée de Van Rossem connaît des difficultés: les hommes sont de nationalités diverses et le retard dans le paiement de la solde provoque des rixes entre les militaires. De plus, la peste commence à décimer le camp. Van Rossem en meurt le 7 juin 1555 tandis que deux de ses adjoints, Terlon et Meghem, en sont également atteints.Le décès de van Rossem laissa une lourde succession à Charles de Berlaymont.

Les travaux de construction du fort de Charlemont étaient notamment protégés par l'armée des impériaux qui occupait le plateau de Foische avec un camp avancé au lieu-dit Herbleu à Gimnée.

Pendant l'intérim de Charles de Berlaymont, une armée de 16.000 soldats français de Henry II, réunie dans la région de Couvin, remonte vers Mariembourg et, le 15 juillet 1555, attaque les Impériaux retranchés à Gimnée à l'endroit dit Croix Bataille et dans les environs immédiats. Cette tentative de diversion opérée par les Français avait pour but d'interrompre la construction du fort de Charlemont, établi sur le territoire liégeois du comté d'Agimont.

marten van rossem
charles de berlaymont

Marten Van Rossem (1478-1555)
Gravure de Casper Bouttals.
Charles de Berlaymont, par Jacques Jonghelonck (1564)
Cabinet des Médailles, B.R. Bruxelles

Dans l'excellent récit qu'il a rapporté de cette bataille, F.de Rabutin, qui participa à l'"escarmouche", raconte que les Impériaux, utilisant habillement le terrain, se replièrent sur Givet le 16 juillet afin d'attirer les Français sous le feu de l'artillerie qui avait été amenée la veille dans le fort en construction. 16 canons, dont 10 de gros calibre, et 200 arquebuses les y attendaient.

L'escarmouche se déroula principalement à proximité du coteau qui relie la montagne de Charlemont au petit mont sur lequel sera construit plus tard le fort Condé, les troupes impériales s'étant retranchées derrière ce coteau et au sommet de la butte, sous la protection de l'artillerie du fort.

L'issue de la bataille fut incertaine. Les combats n'eurent pas de véritable conclusion et les Français se retirèrent sur Nismes dans la nuit du 16 au 17 juillet 1555.

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, bataille |  Facebook |

26/02/2007

Gimnée: Seigneurie du Blocus (1763 - 1826)

gimnéegimnée histoire

 

Le nom de la rue du Blocus évoque l'ancienne seigneurie du Blocus qui était indépendante de celle de Gimnée.

Celle-ci constituait une des quatre pairies de Hierges et exista du début du XIIIème siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

D'abord aux mains de chevaliers originaires de Foisches, qui se titraient seigneurs de Gimnée, Doische et Niverlée et constituaient une branche de la famille de Niverlée, cette seigneurie passa ensuite aux Gimnée, qui étaient sans doute des descendants ayant changé de patronyme et fut tenue successivement par les familles de Niverlée, de Gimnée, de Jauche, de Villers (dit de Masbourg), Goblet, Piérart, de Rouselle, de Garcy, de Pierquau et Wilmet.

 

Les seigneurs du Blocus.

punaise_rouge

1249Watier de Gymgneez.
punaise_rouge1297Baldwyn de Gymgnée.
punaise_rouge1380Isabeau de Gymengneez.
punaise_rouge1400Bertha de Gymgnée.
punaise_rouge1500Jehan de Jache.
punaise_rouge1539Rigaud de Villers dit de Masbourg, époux de Marie de Jauche.
punaise_rouge1592Nicolas Goblet.
punaise_rouge1626Jean Piérard, époux de Jeanne de Goblet, seigneur de Dion le Val et du Blocus.
punaise_rouge1640Jeanne de Goblet, veuve de Jean Piérard.
punaise_rouge1658Charles Alexandre de Rouselle, lieutenant prévôt du duché de Bouillon.
punaise_rouge1670Joseph de Garcy, époux de Marguerite Piérard.
punaise_rouge1687Antoine de Garcys, fils de Joseph de Garcy et de Marguerite Piérard, cornette dans un régiment espagnol.
punaise_rouge1700Mademoiselle X... de Garcy, soeur de Antoine de Garcy.
punaise_rouge1701Philippe Alexis de Pierquau, lieutenant au régiment allemand de Greber.
punaise_rouge1743Wilmet, conseiller du roi de France.

19:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seigneurie, histoire |  Facebook |

 Gimnée: chronologie historique.

gimnéegimnée histoire

 

0000

Préhistoire.

 8000 av. J.C.Le Trou du Diable sert de sépulture aux hommes préhistoriques.
    
govrnmt1

Epoque romaine.

  Un certain Geminius se fixe dans la région et construit une villa à l'emplacement de l'actuelle ferme du Blocus. Cette villa est desservie par une chaussée (diverticulum) qui relie Dourbes à Doische.
Une petite agglomération se constitue très tôt à l'angle des actuelles rue des Chavées, rue de la Fontaine et rue du Blocus, endroit sous lequel s'engouffre une partie du cour du Faux Ri d'Entre Deux Bois.
    
0007
 

VIIe siècle.

   
    
0008
 

VIIIe siècle.

  A l'époque carolingienne, Gimnée fait partie de la Lotharingie comme la plupart des villages de la région. Gimnée appartient à une communauté religieuse chrétienne fondée probablement par saint Hubert (705-727) qui avait un pied-à-terre à Givet. Cette paroisse regroupe 7 villages: Doische, Foische, Vaucelles, Hierges, Niverlée et Mazée.
Construction d'un premier oratoire en bois avec soubassement en pierre dédié à saint Servais, fondateur du diosèce et qui possède également une église dans les villages voisins de Dourbes, Olloy, les deux Matagne, Fagnolle, et enfin Ossogne et Matignolle, situés sur Vierves.
    
0009
 

IXe siècle.

  Gimnée appartient à l'empereur des Francs.
 816D'après un document dénommé Précepte, faussement daté de 816, Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, concède à Ebbon, archevêque de Reims, un terrain propre à l'extraction du plomb en vue de couvrir la cathédrale en reconstruction:
"quendam locum fisci nostri valde necessarium et ad fodiendam minam plumbi congruum in pago Laumense in ipsis quoque finibus vel adjacescitiis Geminiacam nuncupantem villam"

Du plomb en provenance de Gimnée a donc probablement servi à la réfection de la cathédrale de Reims.

0010
 

Xe siècle.

  Il est impossible de dire si l'exploitation du plomb se poursuivit au bas moyen âge. Un terrain de la localité s'appelle encore aujourd'hui "Les minières" où on peut voir les vestiges des affleurements des anciennes galeries d'extraction.
  Jusqu'à la fin du moyen âge, Gimnée fait partie des huit villages de la seigneurie de Hierges, devenue plus tard baronnie de Hierges, terre namuroise.
0011
 

XIe siècle.

  A la fin du XIème siècle Gimnée dépend de Hierges, fief du duché de Bouillon. Hierges est probablement entré par héritage ou donation dans le domaine de Godefroid le Barbu, duc de Bouillon et neveu du comte de Namur.
  1096Pour réunir les fonds nécessaire à son départ en croisade, Godefroid de Bouillon vend son duché à Otbert, Prince-Evêque de Liège. Gimnée fera donc dès lors partie de la principauté de Liège.
0012
 

XIIe siècle.

   
    
0013
 

XIIIe siècle.

  Gilles II, seigneur de Hierges, donne à l'abbaye de Brogne (aujourd'hui Saint-Gérard) la dîme de la cure de Gimnée et du vicariat de Doische.
   Gimnée possédait une seigneurie foncière distincte de la communauté villageoise et connue sous le nom de seigneurie du Blocus. Celle-ci constituait une des quatre pairies de Hierges et exista du début du XIIIème siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. D'abord aux mains de chevaliers originaires de Foisches, qui se titraient seigneurs de Gimnée, Doische et Niverlée et constituaient une branche de la famille de Niverlée, cette seigneurie passa ensuite aux Gimnée, qui étaient sans doute des descendants ayant changé de patronyme.
  1249Watier de Gymgneez cède son avouerie de Romerée à Georges de Niverlée qui la cède par donation la même année à l'abbaye de Brogne (Saint-Gérard).
   Jusqu'au milieu du XIIIème siècle, la paroisse s'étend aux villages de Doische et de Vaucelles, la collation et la dîme appartenant aux Hierges. Suite à la donation de George de Niverlée, la paroisse entre alors dans le patrimoine de l'abbaye de Brogne (Saint-Gérard). L'abbé de Brogne désigne le curé de la paroisse alternativement avec le seigneur du Blocus. La dîme est partagée entre l'abbaye, le curé et le seigneur.
  1297Baldwyn de Gymgnée reçoit du seigneur de Hierges le patronat de l'église de Gimnée.
    
0014
 

XIVe siècle.

 1380Isabeau de Gymengneez devient la dame du Blocus.
  1385Gille de Jauche, sire de Hierges, accorde aux bourgeois de Gimynées et d'autres villages de la baronnie (Doische, Foische, Vaucelles, Niverlée, Olloy, Ham et Aubrives) le droit de chasser le lapin avec des chiens courants dans leurs bois communaux. Il leur accorde également des droits d'usage dans les bois ainsi que celui de bourgeoisie. Gimnée était donc affranchi avant 1385. Les échevins locaux suivaient la coutume de Liège.
0015
 

XVe siècle.

 1400Bertha de Gymgnée dirige la seigneurie du Blocus.
  1444Premier relief indiquant que Gimnée et 8 autres villages (dont Doische, Niverlée, Olloy et Vaucelles) dépendent de la terre de Hierges, fief de Bouillon.
  1470La crenée (assiette des impôts) de 1470 pour Doische et Gimnée s'élève à 29 livres 14 sols pour 66 feux.
    
0016
 

XVIe siècle.

 1500Jehan de Jache (de Jauche) est le seigneur du Blocus.
  1539Rigaud de Villers dit de Masbourg, époux de Marie de Jauche, prend la succession de Jéhan de Jauche.
  1555Le village souffre particulièrement des guerres de la seconde moitié du XVIème siècle en raison de la proximité du fort de Charlemont et du camp de Givet. Les 15 et 16 juillet 1555, la bataille de Gimnée oppose les troupes de Charles-Quint et celles de Henry II, roi de France. Cette tentative de diversion opérée par les Français avait pour but d'interrompre la construction du fort de Charlemont, établi sur le territoire liégeois du comté d'Agimont. Les travaux étaient protégés par l'armée de Van Rossem qui occupait le plateau de Foische avec un camp avancé au lieu-dit Herbleu à Gimnée. Mort de la peste le 7 juin 1555, Van Rossem laissa une lourde succession à de Berlaymont, seigneur de Hierges. Une armée de 16.000 soldats français, réunie dans la région de Couvin, attaqua les Impériaux retranchés à Gimnée à l'endroit dit Croix Bataille et dans les environs immédiats. Les combats n'eurent pas de véritable conclusion et les Français se retirèrent sur Nismes dans la nuit du 16 au 17 juillet 1555.
  1560La paroisse est incorporée à la mense épiscopale de Namur mais reste néanmoins dans le patrimoine de l'abbaye de Brogne. L'évêque de Namur a donc dès lors le droit de désigner le curé alternativement avec le seigneur du Blocus.
  1592La seigneurie du Blocus est propriété de Nicolas Goblet.
 1597Fortification du cimetière par la construction de tours de défense à chacun de ces angles. Travaux effectués simultanément à la construction du "fort" de Doische.
0017
 

XVIIe siècle.

 1622Vaucelles se détache de la paroisse regroupant dès lors Gimnée et Doische.
  1626La seigneurie du Blocus est propriété de Jean Piérard, époux de Jeanne de Goblet, seigneur de Dion le Val et du Blocus.
  1640Jeanne de Goblet, veuve de Jean Piérard, prend la succession de celui-ci
  1658Charles Alexandre de Rouselle, lieutenant prévot du duché de Bouillon, succède à Jeanne de Goblet.
  1664Les habitants de Romerée se mettent d'accord avec ceux de Gimnée, Niverlée et Matagne sur leurs droits respectifs.
  1666Construction de la chapelle de l'Ermitage, dédiée à Notre-Dame de la Croix.
  1670La seigneurie du Blocus est tenue par Joseph de Garcy, époux de Marguerite Piérard.
  1687La succession est assuré par leur fils, Antoine de Garcys, cornette dans un régiment espagnol.
0018
 

XVIIIe siècle.

 1700Mademoiselle X... de Garcy, soeur de Antoine de Garcy, prend la tête de la seigneurie.
  1701La seigneurie est reprise par Philippe Alexis de Pierquau, lieutenant au régiment allemand de Greber.
  1730La commune de Gimnée compte 380 habitants contre 180 à Doische.
  1743Philippe Alexis de Pierquau vend son fief à Wilmet, conseiller du roi de France, qui sera le dernier seigneur du Blocus.
  1763Naissance à Gimnée de Pierre François Joseph Robert, dit Robert de Gimnée (décédé en 1826), commandant de la garde nationale à Givet, membre de la Convention Nationale, assemblée qui, au cours de la Révolution française, gouverna la France de 1792 à 1795. Robert de Gimnée deviendra plus tard représentant des Ardennes à la Convention.
  1770Reconstruction de l'église paroissiale, dédiée à saint Servais.
   Un incendie ravage la localité de Matagne-la-Petite et la communauté de Gimnée, secourable, décide d'accorder un arbre à chacun des sinistrés.
   Les "maires" de Mazée, Treignes, Gimnée, Doische, Matagne-la-Petite et Romerée prêtent serment devant Delecolle, maire de Givet, surnommé "le tyran de Givet". Ils livrent à la Commission des Grains et des Réquisitions, présidée par le même Delecolle, grain, farine, gros bétail et moutons rassemblés à l'ancien couvent des Récollets et reçoivent en paiements les premiers assignats.
  1793Vers la mi-novembre 1793, le Père Louis Pacot, vicaire de Gimnée, est arrêté par les révolutionnaires de Givet sous prétexte de conspiration et cela malgré les énergiques protestations des villageois et bien que la localité échappe au contrôle de la République. Incarcéré à Charlemont puis transféré à la Conciergerie à Paris, il comparait devant le Tribunal Révolutionnaire le 7 mai 1794. Condamné à mort le 18 mai, il fut guillotiné le même jour.
    
0019
 

XIXe siècle.

 1802Gimnée et Doische deviennent des paroisses indépendantes lors du Concordat.
  1820Lors du Traité des Limites du 28 mars 1820, la France rétrocède au royaume des Pays-Bas, nouvellement créé, les communes de Doisches, Gimnée, Matagne-la-Petite, Mazée, Niverlée, Romerée, Treignes et Vaucelles.
   L'exploitation du plomb est reprise dans la commune à la fin du siècle. A la même époque, ouverture de carrières de pierre et de sable.
    
0020
 

XXe siècle.

 1904Fouilles archéologiques au Trou du Diable.
  19142 étrangers à la commune sont retrouvés à l'état de cadavre, tués par l'ennemi et 13 immeubles sont brûlés au passage des troupes allemandes. La localité est pillée par la soldatesque qui emprisonne les hommes dans l'église.
  1959L'église et le cimetière de Gimnée sont classés par arrêté du 2 décembre 1959.
   

18:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, chronologie |  Facebook |

18/11/2006

Franchimont: chronologie

franchimontfranchimont histoire

 

0000

 

Préhistoire.

  Pendant la première époque du fer ou période de Halstatt (IV et Vème siècle avant J.C)., la région de Franchimont est déjà occupée par des populations qui construisent des monuments funéraires au lieu-dit "Famieuse".
    
GOVRNMT1

 

Epoque romaine.

   
    
0007

 

VIIe siècle.

  Franchimont (Mons Francherii) aurait été donnée par l'évêque de Liège à saint Hadelin et à l'abbaye de Celles. La découverte, au XIXème siècle, de nécropoles mérovingiennes et de pièces archéologiques du VIIème siècle portant des symboles chrétiens indiscutables (petite croix de plomb, croix terminant les chaînettes d'une châtelaine), la présence à Franchimont d'une Fontaine Saint-Hadelin, la titulature de l'église à saint Martin et l'histoire paroissiale du village évoquent effectivement la christianisation de Franchimont par saint Hadelin.
    
0008

 

VIIIe siècle.

   
    
0009

 

IXe siècle.

   
   
0010

 

Xe siècle.

   
   
0011

 

XIe siècle.

  Franchimont est mentionné dans la Vita Hadelini, Vie de saint Hadelin, oeuvre d'Hériger de Lobbes.
    
0012

 

XIIe siècle.

   
    
0013

 

XIIIe siècle.

 1289Franchimont et Vilers dépendent de Florennes, fief de Liège. Bien que Franchimont soit considérée comme dépendante de Florennes et donc terre liégeoise, le comte de Namur y exerce des droits seigneuriaux sur "ses" hommes. L'échevinage local applique la coutume de liégeoise.
  1299Le curé de Sart-en-Fagne, Robert de Franchimont, fonde un autel dans l'église. Deux ans plus tard, il est imité par son frère Jean de la Bruyère.
   La dîme appartient aux chanoines du monastère de Celles qui sera transféré à Visé au XIVème siècle.
    
0014

 

XIVe siècle.

  Des conflits de juridiction éclatent entre le doyen et le seigneur de Florennes, son avoué, au sujet de l'exercice des droits seigneuriaux sur la loacalité de Franchimont. A la fin du XIVème siècle, ces conflits se résolvent en faveur du doyen.
    
0015

 

XVe siècle.

 1420Record sur le point de savoir si les gens de Franchimont et d'autres villages de la région doivent ou non monter la garde au château de Florennes. Ce problème est toujours la conséquence des conflits de la fin du siècle précédent.
   Une contestation éclate entre les villageois et les chanoines de Celles-Visé au sujet des droits d'usage dans les taillis.
0016

 

XVIe siècle.

   
   
0017

 

XVIIe siècle.

  La fin du XVIème siècle et l'ensemble du siècle suivant est marqué par les guerres qui ravagèrent Franchimont comme l'ensemble de tous les villages de l'Entre-Sambre-et-Meuse.
  1690Sur ordre du gouverneur de Philippeville et injonction de l'intendant de Hainaut, les villages de Franchimont, Sart-en-Fagne, Villers-en-Fagne, Roly, Matagne, Vodecée, Surice, Villers-le-Gambon doivent fournir les hommes nécessaires à la démolition des fortifications de Sautour. La part contributive des communautés fut fixée à 4 patacons pour Sautour, Surice et Franchimont, à 3 pour Villers-le-Gambon, à 2 pour Villers-en-Fagne et Sart-en-Fagne, à 6 pour les deux Matagne ensemble et à 1 pour Vodecée.
0018

 

XVIIIe siècle.

  L'extraction du marbre rouge, veiné de blanc et de bleu, devient, avec l'agriculture, l'une des principales activités économiques de Franchimont. Ce marbre décorera notamment Le palais de Charles de Lorraine à Bruxelles.
   Lors de la Révolution française, les principales archives seigneuriales relatives à Franchimont sont emportées en Allemagne où elles disparaissent. Cet événement explique que l'histoire de la localité ait laissé peu de trace.
0019

 

XIXe siècle.

 1877
1878
La Société archéologique de Namur fouille les deux nécropoles mérovingiennes du Tombois et de la Colline du Tombeau et met à jour dans chacune de celles-ci un petit monument funéraire en forme de chapelle destiné à recevoir les corps des chefs locaux.
  1875Construction de l'église Saint-Martin en style néo-roman.
0020

 

XXe siècle.

 1914Le 25 août 1914 au soir et le 26 août au matin, les troupes allemandes mettent le feu au village qui paye un lourd tribu au conflit puisque 52 maisons sur les 83 qu'il comptait furent détruites. Quatre civils ont été tués.
  1971Restauration de l'intérieur de l'église Saint-Martin par Louis-Marie Londot.
 

1966
à
1974

Fouilles de la nécropole mérovingienne de la Colline du Tombeau par la société TRES et le cercle Pro Antiqua de Bruxelles.

11:09 Écrit par Lucky Skywalker dans Franchimont | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chronologie, histoire |  Facebook |