16/11/2006

Franchimont: présentation du village

franchimontfranchimont généralités
 

Situé sur un promontoire dominant la vallée de la Chinelle, affluent de l'Hermeton, Franchimont est surtout connu pour sa fontaine Saint-Hadelin, moine évangélisateur de la région ainsi que par les cimetières mérovingiens que les premières populations chrétiennes ont laissés dans le village.

Le village est composé de deux parties séparées par une dépression herbeuse. L'église primitive qui a disparu occupait jadis le promontoire qui domine la vallée de la Chinelle. Cette église a été reconstruite au XIXe siècle sur une ligne de crête voisine.

EGLISE01

Les constructions sont assez homogènes malgré les destructions de la première guerre mondiale et datent pour la plupart des XIXe et XXe siècles avec quelques vestiges plus anciens.

Les carrières de marbres qui se trouvaient au sud du village furent très réputées dès les XVIIIe siècle. Ces anciennes carrières voisinent aujourd'hui avec une carrière de dolomie qui ne passe pas inaperçue dans le paysage.

PUNAISE_ROUGE

Situation:A 7,5 km de Philippeville, 25,5 km de Dinant, 10 km de Florennes et 5 km de Surice.
PUNAISE_ROUGE
Superficie:753 hectares
PUNAISE_ROUGEAnciennes activités:Carrières de marbre rouge, veiné de bleu et de blanc, de marbre bleu belge et de sable.
PUNAISE_ROUGECours d'eau:La Chinelle ou ruisseau de Franchimont
PUNAISE_ROUGEHistoire administrativePrincipauté de Liège (quartier d'Entre - Sambre - et - Meuse)
Département Sambre-et-Meuse
Province de Namur, arrondissement de Philippeville
Arrondissement judiciaire de Dinant
Canton de Florennes
Diocèse de Liège, Evêché de Namur (1801)

15:55 Écrit par Lucky Skywalker dans Franchimont | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : generalites, village |  Facebook |

La Chinelle, mérovingienne et dolomitique

Texte de Olivier Rayp

Le Courrier – Vendredi 9 août 1996

 

Courte et sinueuse, la vallée de la Chinelle fait bien des rencontres intéressantes, en marge des villages de Franchimont et Romedenne qu’elle traverse avant de rejoindre l’Hermeton. En effet, il s’agit tantôt d’une réserve naturelle, tantôt d’une nécropole mérovingienne, tant^to d’un site dolomitique… Le marbre et la dolomie, qui abondent, ont été exploités très tôt dans la région.

 

MOULIN_BARRAGE02aPetite rivière issue de la convergence de plusieurs sources et d’un ruisseau surgis des bois au sud de la route Philippeville-Rosée, la Chinelle prend véritablement naissance à Franchimont, au nord du village. Traversant ce dernier, puis Romedenne, la rivière y rejoint l’Hermeton en rive gauche.

 

Son parcours est donc relativement bref, une dizaine de kilomètres environ. Il traverse pourtant plusieurs sites précieux, dont la richesse intéresse différemment l’archéologue, le naturaliste et l’industriel, sans oublier… l’habitant.

 

Les richesses du sol… selon l’archéologue.

 

Plusieurs cimetières mérovingiens ont été retrouvés dans la région : à Surice (66 tombes découvertes au lieu-dit ausohy), à Merlemont (aux Wayons, au Tienne de Merlemont, ainsi qu’au Bois de la Forêt où 28 tombes ont été découvertes), à Villers-le-Gambon, ou encore à Franchimont (au Tombois et à la Colline du Tombeau). Ces nécropoles ont fait l’objet de plusieurs séries de fouilles, qui ont permis  de cerner un peu mieux la vie des populations de la région, du début du VIe siècle à la fin du VIIe siècle.

 

053a tombes mérovingiennes

 

Elles étaient d’origine germanique, étant donné l’orientation des sépultures. Leur vocation agricole et industrielle au sens large est également incontestable. Jusqu’en 550, ces groupes occupaient des fonctions surtout axées sur la culture en friche, tout en conservant des activités militaires, comme le montrent les nombreuses armes. Ils développèrent ensuite des activités agricoles et industrielles, l’élevage ainsi que l’artisanat local. Soumises ou assimilées par les propriétaires ou les gérants, la base gallo-romaine se retrouva quant à elle dans la même situation que sous l’occupation romaine. Les modestes sépultures de ces « casati » nous rappelle quelles devaient être leurs pénibles conditions matérielles et sociales : pour eux, être inhumés à côté des maîtres qu’ils avaient servi était sans doute un honneur autant qu’une obligation…

 

Peu à peu, l’économie et le commerce se sont développés, permettant à divers « potentes » de signaler leur degré de standing au moyen de monuments funéraires , élevés sur leurs morts comme ce fut le cas aux deux nécropoles de Franchimont.

 

… Selon le naturaliste.

 

Les alentour de Franchimont et de Romedenne focalisent aussi l’attention des naturalistes. En effet, plusieurs réserves s’y côtoient : la réserve R.N.O.B. des Argilières de Romedenne (16ha) ou encore des sites formant les « quatre réserves naturelles de Philippeville ». Les deux premières sont propriétés communales : le Tienne des Coris (9ha 17ca) et le Tombeau (3ha 82a). Les deux autres sont privées : la Haie Maïon (1ha 73ca), ou encore, à Surice, la réserve du Gros Tienne (près de 7ha), qui appartient au Séminaire de Namur. 

MOULIN_C_POST

 

L’établissement de ces réserves n’est bien sûr pas un hasard. Très tôt les botanistes se sont intéressés aux dolomies frasniennes, au sommet desquelles on trouve parfois des pelouses sèches assorties d’une flore exceptionnelle. Certains sites ont été menacés, voire irrémédiablement détruits, notamment par l’exploitation industrielle de la dolomie. En 1974, par exemple, les excavations qui avançaient rapidement vers la route de Philippeville à Givet, ont eu raison de pelouses possédant une orchidée unique. Au cours des cinq années suivantes, plusieurs autres sites dolomitiques jugés d’un grand intérêt botanique ont subi le même et triste sort…

 

Après un dialogue tardif avec les autorités, la plupart des réserves actuelles datent de cette époque, le soucis des naturalistes étant, évidemment, de protéger le patrimoine restant, qu’il fallait encore inventorier avec précision. De nouvelles tensions se profilent toutefois à l’horizon : le bail de gestion de certaines de ces réserves arrivera à terme dans dix ans, tandis qu’au plan de secteur, ces endroits figurent comme « zones d’extension de carrière »…

 

… Selon l’industriel.

 

La dolomie, carbonate double de calcium et de magnésium qui se décompose en une « arène » très caractéristique, fut exploitée de tout temps. D’abord pour le rechargement des chemins, l’aménagement des cimetières, et surtout l’amendement des sols schisteux de la Fagne. L’installation de la voir ferrée desservant Villers-le-Gambon et Merlemont a ensuite permis l’exploitation industrielle artisanale des gisements. Grâce à des fours installés sur place, , la dolomie était « frittée » puis envoyée vers les usines métallurgiques belges et françaises, où elle servait à la préparation des briques dolomitiques utilisées comme revêtement dans les fours d’aciéries. Signalons aussi que la dolomie brute entre dans la composition de certains engrais minéraux.

DOLOMIE La mécanisation des chantiers a rendu possible une exploitation industrielle de plus en plus intensive. Il y a quinze ans, le programme d’extraction prévoyait 300 à 400.000 tonnes de dolomie par an ! Inutile de préciser que, pour les habitants de la région, l’exploitation de la dolomie fait aujourd’hui partie du décor…

 

L’exploitation du marbre rouge est également très ancienne dans la vallée. De nombreuses carrières ont vu le jour dès le XVIIIe siècle et peut-être même avant. En 1880, l’arrondissement de Philippeville comptait douze exploitations en activité dont la production était surtout exportée : le travail était encore principalement manuel et exigeait une force et une résistance physique considérables…

 

Depuis l’entre-deux guerres, ces carrières ont toutes cessé leurs activités d’extraction. Seule la carrière de Vodecée fonctionne encore, reprise par la société florennoise Berthe. Cette même société exploite aussi la scierie-marbrerie de Franchimont (ancienne carrière de Rochefontaine), où une dizaine d’ouvriers pratiquent encore le sciage, la taille et le polissage du marbre et de la pierre.

 

… Selon les habitants.

 

Ces activités industrielles, les dernières de la région (outre une importante briqueterie à Romedenne), ne sont pas du goût de tous les riverains. Les tirs de mine et les poussières provenant des carrières de dolomie, ou encore le bruit lancinant des machines de la scierie-marbrerie, ont encore récemment suscité diverses réactions, dont une pétition interpellant les autorités communales et régionales. Pour sa part, la commune mit l’accent sur l’importance de l’emploi dans ces entreprises…

 

MOULIN_BARRAGE01

 

Mais la plupart des habitants des deux villages traversés par la Chinelle, et a fortiori les vacanciers dont de nombreux campeurs, sont tout simplement heureux de se trouver là où ils sont. On en veut pour preuve les nombreuses organisations estivales, épreuves sportives ou plutôt récréatives, toujours assorties d’une fête et de soirées dansantes : après la course de brouettes de Romedenne, dimanche dernier, Franchimont sera ce week-end le théâtre des « 12 Heures de la Chinelle », une course d’endurance motos dont la réputation n’est plus à faire. Enfin, la semaine suivante, aura lieu une épreuve moteur, les « Huit Heures de quad ». Et pourquoi bouderions-nous, un peu plus loin, la fête Saint-Roch de Sart-en-Fagne, ou le dîner champêtre de Surice ?...

12:18 Écrit par Lucky Skywalker dans - La vallée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chinelle, riviere, document |  Facebook |

15/11/2006

L'Hermeton à deux visages: Fagne puis Condroz

LA VALLEEgochenée documents

 

 

Texte de Olivier Rayp.

Le Courrier – Vendredi 2 août 1996.

Rivière propre, rapide et poissonneuse, l’Hermeton coule d’Est en Ouest, à travers la Fagne puis le Condroz, de Neuville jusqu’à Hermeton-sur-Meuse, sur 31 km. Jadis appelée « Grande Eau », la rivière traverse ainsi plusieurs villages très anciens, chargés d’histoire. 

HERMETON_PAN03

L’Hermeton n’est pas vraiment une rivière comme les autres. S’écoulant en milieu rural, d’abord dans la Fagne schisteuse, elle n’est que très peu polluée, même en été. Rapide, elle devient très sinueuse tandis que sa pente s’accélère encore sur la deuxième partie, condrusienne, de son cours : exclusivement boisée, elle traverse une vallée encaissée, peu accessible et donc peu fréquentée par l’homme. Une autre caractéristique de l’Hermeton est sa « réponse » très vive aux fortes pluies : une journée de précipitations importantes lui suffisent pour atteindre son niveau maximum à l’embouchure avec la Meuse.

 

Les crues fréquentes de la rivière ont pour effet, sur sa partie boisée, de créer des alluvions donnant naissance à une flore spécifique. Chaque fois qu’il visitera cette vallée froide, le naturaliste fera des découvertes, tant sont variées la faune et la flore de la région. Avec de la chance et pour peu qu’il reconnaisse le cri strident caractéristique, il verra peut-être un éclair bleu au ras de l’eau : le martin-pêcheur est en effet revenu sur les berges de l’Hermeton.

 

Cimetières mérovingiens et anciennes voies romaines, villages d’antan que firent prospérer notamment les carrières, moulins du siècle dernier ou plus vieux encore : les vestiges du passé abondent sur les rives de la rivière.

Quittant le plateau de Neuville-Philippeville où il prend naissance, l’Hermeton traverse tout d’abord la Fagne schisteuse. Rapide, très propre et remplie de poissons, la rivière rencontre plusieurs villages, de nombreux moulins, d’anciennes carrières… Il entre alors dans sa partie condrusienne, à travers bois, au fond d’une vallée froide et encaissée. La végétation luxuriante y est marquée par les crues de la rivière qui se jette ensuite dans la Meuse. 

HERMETON03

 

Depuis sa source au nord de Neuville, l’Hermeton coule d’Est en Ouest pendant 31 km avant de rejoindre la Meuse à Hermeton-sur-Meuse, à 5 km de la frontière française. Il traverse tout d’abord de vastes prairies sur les communes de Neuville, Samart, Sautour, Villers-le-Gambon, Sart-en-Fagne, Romedenne et Vodelée. C’est son premier visage, celui des paysages de la Fagne schisteuse.

 

Son second visage est condrusien . Toutefois, le paysage de ce Condroz est si atypique qu’on le nomme volontiers « Condroz de l’Hermeton »… La rivière devient sinueuse au fond d’une vallée très encaissée et difficilement accessible, dans un décors uniquement forestier. Elle délimite alors en rive droite les communes de Gochenée et d’Hermeton-sur-Meuse, et en rive gauche celle de Morville, Soulme et Hastière-Lavaux.

 

HERMETON068Bien qu’étendu avec 16.100 hectares, le bassin de l’Hermeton est peu peuplé : la population normale des villages traversés ne dépasse jamais 500 habitants (sauf à Hastière-Lavaux, où résident un millier de personnes). C’est pourquoi l’Hermeton, aussi appelé « grande eau » autrefois, est souvent décrit comme un « cours d’eau rural ». En vacances toutefois, les populations gonflent presque partout dans la vallée : les 15 campings de Hastière-Lavaux par exemple, accueillant jusqu’à 20.000 personnes, qu’attirent notamment l’église abbatiale romane ou encore les grottes du Pont d’Arcole.

 

Des crues rapides.

 

Plusieurs études le confirment, l’Hermeton est particulièrement peu pollué. Et même en période estivale, le pouvoir auto-épurateur du ruisseau et de ses affluents demeure suffisant. Il s’agit aussi d’une rivière calcaire très poissonneuse (deux à trois fois plus que le Viroin ou la Semois), ne subissant qu’une faible pression de pêche. Les poissons y sont non seulement nombreux mais aussi variés : plus de 16 espèces sont représentées. Truites, ombres et barbeaux se succèdent selon la pente jusqu’à Soulme, où une rupture de pente provoque l’apparition d’une nouvelle zone à ombres, jusqu’à la Meuse. Ce dernier ronçon de rivière est peu convoitée par les pêcheurs car difficilement accessible.

 

PONTCHAMP075Il s’agit aussi d’une rivière capricieuse, très rapide (assez froide par conséquent), dont les crues sont célèbres : le dernier kilomètre de son cours a d’ailleurs été aménagé afin de limiter les dégâts occasionnés par ces crues. L’été – particulièrement les années de sécheresse – le débit de la rivière n’est rien en comparaison de ce qu’il peut devenir en hiver ! En effet, l’Hermeton a pour caractéristique de « répondre » très rapidement aux fortes pluies. Une journée de précipitations importantes suffit pour que le débit enregistré à Hermeton-sur-Meuse atteigne un maximum ! Sur la partie condrusienne, où elles surviennent dans des régions généralement non habitées, ces crues présentent au moins l’avantage de créer des alluvions. La stagnation occasionnelle de ces eaux riches en éléments nutritifs permet le développement d’une végétation luxuriante. Remarquons encore qu’il s’agit d’une vallée froide, qui constitue la limite septentrionnale de l’aire de distribution de plusieurs plantes provenant du Nord et de l’Est. L’orme-lys, par exemple, ou encore l’aconit tue-loup, y sont des plantes caractéristiques.

 

Le passé au fil de l’eau.

 

C’est donc au nord de neuville que l’Hermeton prend naissance, à proximité d’une ancinne villa romaine qui fit autrefois l’objet de fouilles. De la période romaine, marquée par l’exploitation du fer dans la région, on retrouve aussi les vestiges d’une ancienne voie, relativement parallèle à la rivière, qui reliait le plateau de Philippeville à la vallée de la Meuse.

 

HERMETON071Après avoir traversé Neuville, l’Hermeton passe par un ancien moulin avant d’arriver à Sautour, ancien poste avancé fortifié de Philippeville, juché sur un promontoir rocheux. En chemin, la rivière recueille les eaux de différents ruisseaux : de la Fontaine Samart, des Gérinaux et du grand Pré. Ce dernier, qui alimente les étangs du château de Merlemont, rejoint l’Hermeton au lieu-dit Wé Charnois, entre Merlemont et Villers-en-Fagne.

 

Après une douzaine de kilomètres, les eaux lentes du Grand Ry et du Fambay affluent en rive droite. On arrive alors à Romedenne, où l’Hermeton reçoit un de ses principaux affluents : la Chinelle… Notre rivière rencontre alors le moulin de Vodelée. Comme la plupart des moulins de la région, il date du siècle dernier. Certains de ces moulins, délaissant la roue à aubes, étaient actionnés par une vis sans fin, ce qui permettait un meilleur contrôle de la force hydraulique. Dans les bois de Vodelée, on trouve encore la source de Bonne Fontaine et sa chapelle surmontée d’un bulbe. Cette chapelle date du XVIIè siècle : selon la légende, elle aurait été édifiée suite au serment d’un seigneur, effrayé par un terrible orage… A cet endroit, on trouve aussi une roche poreuse, le tuf, ainsi que des mousses assez rares. Chaque année à la Pentecôte, ce lieu reculé fait l’objet d’une procession.

 

A travers bois.

 

Continuant son chemin par Vodelée-Soulme, l’Hermeton reçoit le Fond des Vaux et l’Omeri : il entre alors dans son parcours forestier. A cette hauteur se trouvent plusieurs abris sous roche, qui servaient de sépulture à l’époque préhistorique. Pendant la dernière guerre, ce sont des aviateurs américains qui y trouvèrent refuge, avec l’aide de certains habitants de la région… Sur l’Omeri, la carrière de Louvain-Chestia est une ancienne xploitation de marbre gris et rouge, démarrée en 1757. Près de Soulme, la carrière Falgeotte (18è siècle) puis la carrière Richemont (au 19è) ont-elles aussi participé au renouveau économique de la région. Ces trois carrières réputées, dont les marbres ornent le palais de Charles de Lorraine à Bruxelles, ainsi que certaines pièces du Louvre et de Versailles, furent exploitées jusqu’en 1950.

 

SCIERIE002

 

 

 

L’Hermeton parvient au moulin de Soulme. Il s’écoule ensuite à travers bois, par Hastière où il rencontre un nouveau moulin extraordinaire, dont la machinerie est toujours en ordre de marche et qui a souvent souffert des inondations. Quelques centaines de mètes plus loin, l’Hermeton rejoint finalement la Meuse, dont il est le premier affluent important en Belgique.

 

 

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12/11/2006

Les villages en bref.

franchimontFranchimont: le mont des Francs.
 

FONT_ST_HADELIN04Du promontoire où se dressait la première église du village, on découvre la vallée de la Chinelle, affluent de l'Hermeton, qui alimentait deux moulins. La découverte de deux cimetières mérovingiens témoigne de la présence des premiers chrétiens dans le village. Saint Hadelin, l'un des premiers évangélisateurs de la région, y aurait fait jaillir une source: cette fontaine porte aujourd'hui son nom. 

 

gimnéeGimnée: à la croisée d’une voie romaine et d’un ruisseau souterrain.
 
PANORAMA02_01

 Le village s'est développé autour d'une source et à proximité d'une villa située le long d'une voie romaine. La ferme du Blocus est le siège d'une ancienne seigneurie qui existait dès le XIIIè siècle et disparut à la Révolution. L'église St-Servais, édifiée sur un promontoire dominant la Fagne, était jadis entourée d'un cimetière fortifié. Le père Louis Pacot, vicaire de la paroisse, fut décapité à la Révolution alors que Pierre Robert, plus souvent dénommé Robert de Gimnée, devenait représentant des Ardennes à la Convention.

 

gochenéeGochenée: l’entrée de la partie la plus sauvage de la vallée de l’Hermeton.
 
EGLISE_01

A l’époque romaine terre de Gociniacus, Gochenée est aujourd’hui connue essentiellement des cyclistes qui gravissent allègrement la côte qui remonte de la vallée de l’Hermeton. Situé face au village de Soulme, Gochenée, connu au siècle dernier pour son marbre rose, sert de point de départ au randonneurs qui réalisent la descente de la vallée de l’Hermeton jusqu’à la Meuse dans un site particulièrement sauvage ignoré des routes et des voitures.

 

hermeton s meuseHermeton-sur-Meuse: au confluent de la Meuse et de l’Hermeton.
 
HSMRIV1

Hermeton-sur-Meuse eu particulièrement à souffrir de la première guerre mondiale  puisque 71 maisons furent détruites sur les 116 qui constituaient alors le village. Situé au confluent de l’Hermeton et de la Meuse, c’est le point d’arrivée ou de départ des marcheurs qui parcourent la vallée. Du haut du plateau qui surplombe la vallée, on a une vue sur le sillon de la Meuse dont les rivages sont également propices à la promenade.

 

matagne la grandeMatagne-la-Grande: à proximité du plus grand sanctuaire gallo-romain de la région.
 
EGLISE_FONTAINE

Implanté sur un versant de la plaine fagnarde, Matagne-la-Grande était originairement associée à Matagne-la-Petite et fut longtemps connue pour sa fabrique de dynamite dont l’implantation a créé un étirement du village dans la plaine en direction de sa gare. Matagne-la-Grande est aujourd’hui connue pour son site archéologique de l’époque gallo-romaine, situé dans un bois sur les hauteurs du village et qui est un des plus importants de la région.

 

matagne la petiteMatagne-la-Petite: près d’un village moyenâgeux disparu.
 
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Matagne-la-Petite est situé à proximité d’une ancienne voie romaine le long de laquelle s’implanta le village de Ossogne qui disparu au Moyen Age suite à une épidémie de peste. De ce village, il ne subsista longtemps qu’un petit ermitage et, aujourd’hui, on n’y voit plus que la chapelle Saint-Hilaire et sa fontaine voisine qui donnent lieu chaque année à un pèlerinage. Après la disparition d’Ossogne, quelques maisons s’implantèrent un peu plus bas vers la plaine fagnarde et donnèrent naissance au village que l’on connaît aujourd’hui.

 

merlemontMerlemont: un village et un château sur une crête dominant la plaine.
 
CHATEAU_DES

Propriété privée, le château de Merlemont n’est plus guère visible aujourd’hui. Ses parties les plus anciennes datent du XIè siècle, mais son architecture fut particulièrement remaniée. La seigneurie de Merlemont faisait partie jusqu’au XVIè siècle de la baronnie de Florennes. Relié à Villers-le-Gambon par une superbe petite vallée, le village, implanté sur un raide contrefort, est aujourd’hui connu et quelque peu dénaturé par les carrières de dolomie toutes proches.

 

NeuvilleNeuville: trois seigneuries aux sources de l’Hermeton.
 
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Connu jadis sous le nom de Neuville-le-Chaudron, ce village se situe au sud de Philippeville, sur la route de Charleroi à Couvin. On y exploita jadis de la pyrite, du marbre rouge, de la chaux, des pierres de taille et des moellons. Siège de trois seigneuries, le village connu une histoire assez mouvementée. C’est ici que l’Hermeton prend sa source, perdue et bien discrète au milieu d’un champs marécageux.

 

NiverléeNiverlée: un petit village autour d’une chapelle.
 
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Niverlée est un tout petit village n’ayant jamais compté tout au plus qu’une centaine d’habitant. Ses quelques maisons et fermes sont regroupées autour d’une église-chapelle qui renferme la pierre tombale du chevalier Georges de Niverlée, décédé en 1260 et représenté avec sa cotte de mailles et son bouclier avec trois fleurs de lys.

 

OmezéeOmezée: anciennement la plus petite commune de Belgique.
 
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Avec Niverlée, Omezée est l’un des plus petits villages de la région et fut longtemps l’une des plus petites communes de Belgique de par sa superficie. Essentiellement tourné vers l’économie agricole, le village possède encore son ancien château-ferme ayant appartenu aux comtes de Rougraeve.

 

RomedenneRomedenne: en surplomb de la plaine fagnarde.
 
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Le hameau de Romedenne fut détaché de Surice et devint une commune distincte en 1901. Situé sur un escarpement dominant la plaine, le village est dominé par son église néo-romane et reste connu pour ses anciennes briqueteries. Son petit musée de la bière et son ancien moulin développent quelques activités touristiques qui retiennent les visiteurs pour le week-end.

 

 

RomeréeRomerée: un village rue tout en longueur.
 
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Romérée s’étire tout en longueur le long de sa rue principale implantée comme un chemin de crête sur la colline qui domine la Fagne et d’où surgit le clocher de son église reconstruite au XVIIIe siècle. Curieusement, la plupart des maisons implantée le long de cette rue principale sont en contrebas de la route.

 

 

 

SamartSamart: un château dominant la partie supérieure de la vallée.
 

philippeville025small2ckLa localité de Samart est une des plus typiques de la région. Ce vieux village perché sur une colline dominant la vallée de l’Hermeton possède un château-ferme à l’aspect caractéristique dont la silhouette se détache bien sur le contrefort du village. Les anciennes maisons en pierre ne manquent pas de donner également à ce village son cachet si spécifique.

 

Sart en FagneSart-en-Fagne: une église moderne au cœur d’un village traditionnel.
 

L’agglomération ancienne de Sart-en-Fagne constitue un habitat caractéristique de la Fagne. Entouré de bois, ce village s’est essentiellement consacré à l’agriculture bien que ses terrains soient assez ingrats. Sart-en-Fagne se caractérise surtout par la présence de la silhouette blanche de son église moderne qui, perchée au-dessus des toits des maisons, s’intègre pourtant bien dans la silhouette du village.

 

SautourSautour: une ancienne place forte, avant-poste de la forteresse de Philippeville.
 
PORTE_ROMAINE

Dominant la vallée de l’Hermeton, Sautour a gardé une vocation militaire jusqu’à la fin du XVIIe siècle en raison de la proximité de la place-forte de Philippeville. Situé dans une zone dépourvue de défenses naturelles, le village actuel montre encore les vestiges de ses fortifications et d’une porte qui domine la vallée. De l’ancien village situé plus bas dans la vallée, il ne subsiste pratiquement que le cimetière et l’ancien moulin.

 

SoulmeSoulme: l’un des Plus Beaux Villages de Wallonie, autour de son église romane.
 
EGLISE02

Situé à l'écart des routes principales, Soulme est un modeste village perché au sommet d'une colline qui domine la vallée de l'Hermeton. La tour de l'église romane Sainte-Colombe date du XIe siècle. L'ensemble des fermes et des maisons traditionnelles datent principalement des XVIIIe et XIXe siècles avec quelques constructions du XVIIe siècle. Le village a également reçu le label des Plus Beaux Villages de Wallonie, ce qui lui donne un nouveau dynamisme grâce au développement de nouvelles activités associatives, de la commercialisation des produits régionaux et d'un tourisme rural de proximité.

Lien: Soulme, l'un des Plus Beaux Villages de Wallonie.

 

SuriceSurice: au pays des Capias et des martyrs.
 
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Le village de Surice a livré d’importantes découvertes archéologiques qui laissent supposer qu’un camp romain s’y trouvait à l’époque romaine. Riche pays agricole exploitant également ses bois et ses ressources minières, la commune fut l’une des plus importantes de la région au cours des premières décennies du XIXè siècle qui fut également marqué par les querelles politiques avec son hameau de Romedenne. Le village eut particulièrement à souffrir de la première guerre mondiale qui y fit de très nombreux martyrs.

 

Villers-en-FagneVillers-en-Fagne: un village au cœur de la Fagne.
 
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L’existence de « Villenfagne » est attestée depuis le Xè siècle, ce qui en fait sans doute l’un des plus anciens villages de la région. D’une économie relativement pauvre en raison du sol ingrat, le village a surtout vécu de l’agriculture et de l’exploitation forestière. Une église néo-classique du siècle dernier domine ce petit village exclusivement rural dont les grosses maisons de pierre constituent un habitat caractéristique de la région.

 

Villers-le-GambonVillers-le-Gambon: au pays des multiples sources.
 

villerslegambon01aDurement éprouvée par les guerres, le Villers-le-Gambon faillit bien disparaître au XVIè siècle. Le village ressuscita pourtant, même s’il ne comportait qu’une seule ferme en 1830. L’exploitation du marbre rouge lui apporta cependant la prospérité avant qu’un grand incendie ne détruise de nouveau le cœur du village et son église en 1849. Le village comporte encore l’une des premières « cité-jardin » construite dans l’Entre-Sambre-et-Meuse en 1924 et est aujourd’hui connu pour ses nombreuses sources et la production d’eau minérale.

 

VodecéeVodecée: le plus haut village de la vallée, sur le plateau de Philippeville.
 

vodecee2005-03-05-aCentre de production métallurgique à l’époque romaine, le village fut ensuite exclusivement voué à l’agriculture et, pendant un certain temps, à l’exploitation du marbre rouge. Le village possédait jadis sa cour de justice et son gibet. Situé près de Philippeville entre les routes menant à Dinant et à Givet, le village est aujourd’hui resté très paisible bien que situé près de grands axes de circulation.

 

VodeléeVodelée: le village aux carrières de marbre rose.
 
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Important centre d’extraction du marbre, Vodelée est caractérisé par la couleur rose des pierres de plusieurs de ses maisons. L’église initiale a disparu de la partie la plus ancienne du village qui se caractérise par la présence d’une ferme fortifiée et de quelques maisons réunies autour d’une petite placette. Vivant essentiellement de l’agriculture et de l’exploitation forestière, le village possède également un ancien moulin et la chapelle de Bonne-Fontaine, implantée au milieu des bois sur un versant de la vallée de l’Hermeton, lieux propices aux balades et aux pélerinages.

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04/11/2006

Introduction

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Ce blog vous fera découvrir le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse à travers les villages de la vallée de l'Hermeton, affluent de la haute Meuse dinantaise qui prend sa source près de Philippeville et, après avoir recueilli les eaux d'une multitude de ruisseaux qui traversent la Fagne, parcourt une vallée profonde et sauvage avant de rejoindre le fleuve à Hermeton-sur-Meuse. Cette région couvre les communes de Doische, Philippeville et Hastière.

 

Les villages de cette région ont gardé un caractère rural traditionnel et ne manquent pas de charme. Ce site est l'occasion de découvrir leur histoire et leur patrimoine. Le paysage très varié regorge de beautés et de curiosités naturelles qui lui ont valu la création du Parc Naturel Viroin -Hermeton. Une balade dans cette région est aussi le prétexte à découvrir les richesses archéologiques et les traditions d'une région dont l'économie d'aujourd'hui devrait s'inspirer de la diversité d'hier.

Les villages.

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Franchimont: le mont des Francs.

 

gimnée

Gimnée: à la croisée d’une voie romaine et d’un ruisseau souterrain.

 

gochenée

Gochenée: l’entrée de la partie la plus sauvage de la vallée de l’Hermeton.

 

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Hermeton-sur-Meuse: au confluent de la Meuse et de l’Hermeton.

 

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Matagne-la-Grande: à proximité du plus grand sanctuaire gallo-romain de la région.

 

matagne la petite

Matagne-la-Petite: près d’un village moyenâgeux disparu.

 

merlemont

Merlemont: un village et un château sur une crête dominant la plaine.

 

Neuville

Neuville: trois seigneuries aux sources de l’Hermeton.

 

Niverlée

Niverlée: un petit village autour d’une chapelle.

 

Omezée

Omezée: anciennement la plus petite commune de Belgique.

 

Romedenne

Romedenne: en surplomb de la plaine fagnarde.

 

Romerée

Romerée: un village rue tout en longueur.

 

Samart

Samart: un château dominant la partie supérieure de la vallée.

 

Sart en Fagne

Sart-en-Fagne: une église moderne au cœur d’un village traditionnel.

 

Sautour

Sautour: une ancienne place forte, avant-poste de la forteresse de Philippeville.

 

Soulme

Soulme: l’un des Plus Beaux Villages de Wallonie, autour de son église romane.

 

Surice

Surice: au pays des Capias et des martyrs.

 

Villers-en-Fagne

Villers-en-Fagne: un village au cœur de la Fagne.

 

Villers-le-Gambon

Villers-le-Gambon: au pays des multiples sources.

 

Vodecée

Vodecée: le plus haut village de la vallée, sur le plateau de Philippeville.

 

Vodelée

Vodelée: le village aux carrières de marbre rose.

 

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Plan de situation de la vallée de l'Hermeton.

 

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Carte régionale de la vallée de l'Hermeton.

Les thèmes.

franchimont généralités

Généralités: Présentation générale du village, situation géographique, cartographie, étymologie, population, activités, etc.

franchimont archéologie

Archéologie: Découvertes archéologiques de la préhistoire, de l'époque romaine et du moyen âge.

franchimont histoire

Histoire: Chronologie, événements et personnages historiques.

 

franchimont documents

Documents: Documents historiques, textes littéraires, extrait de presse.

franchimont traditions

Traditions: Les légendes locales, les fêtes religieuses et païennes, la vie des saints locaux, etc.

franchimont patrimoine

Patrimoine: châteaux, églises, chapelles, habitations, fermes, potales, fontaines, monuments, arbres remarquables, etc.

franchimont economie

Economie: Les activités économiques d'hier et d'aujourd'hui.

 

franchimont trouvailles

Trouvailles: Toutes les curiosités et les découvertes insoupçonnées de la région.

franchimont balades

Balades: Des promenades à pieds, à vélo et en voiture pour découvrir les curiosités de chaque village et parcourir la région.

franchimont photos

Photos: Cartes postales anciennes, photos noir et blanc, photos en couleurs, photos panoramiques.

 

20:15 Écrit par Lucky Skywalker dans - Généralités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |