09/12/2007

Matagne-la-Grande: chronologie

EGL_DEPUIS_R_JUIFS [Web]


L'église vue depuis la rue des Juifs.

Préhistoire.

  On a découvert (ou on a parfois cru découvrir) à Matagne-la-Grande des vestiges préhistoriques, notamment une cinquantaine de marchets anté-romains aujourd'hui disparus ainsi qu'un polissoir fixe néolithique dans le site du Tienne des Fagnes où les archéologues romantiques du siècle dernier voyaient un "cromlech" et une "pierre au sacrifices".
    

Epoque romaine.
  Matagne-la-Grande, proche du sanctuaire gallo-romain du Bois des Noël, se crée autour d'une fontaine qui, lors de la christianisation, prendra le nom de fontaine Saint-Laurent.
    
VIIe siècle.   
    
VIIIe siècle.   
    
IXe siècle. 869Matagne-la-Petite est citée dans le polyptique de l'abbaye de Lobbes.
   
Xe siècle.   
   
XIe siècle.  Une famille "de Matannia" ou de Matagne est connue dès le XIe siècle, mais rien ne prouve qu'elle ait eu une assise territoriale dans la commune.
  1079Rodulfus de Mathannia.
XIIe siècle. 1183Gerardus de Mathange.
  1199Fredericus de Matania.
XIIIe siècle. 1215Nicolaus de Mataigne.
  1230Gilon est prévôt de Matain.
  1247Henri de Matengne et dame Beatrix son épouse.
  1259Pierre de Matainge
XIVe siècle.  Ce n'est qu'au XIVe siècle que   Matagne-la-Petite sera différentié de Matignolle (ancienne commune de Treignes).
  1300Les cures des deux Matagne, de Olloy, Fagnolles et autres lieux sont des hameaux appartenant à la paroisse de Dourbes qui est une cure pleine et entière.
  1382Le 13 février 1382 (alias le 25 juillet) une sentence intervient entre les "universités" ou communes de Matagne-la-Grande et Villers-en-Fagne  d'une part et les "universités" de Matagne-la-Petite et Ossogne d'autre part à propos des aisances et des droits d'usages dans le bois dit Coummagnes, les bois ayant une importance capitale dans l'économie du village. Le bailli, les hommes de fief et les échevins de Couvin jugèrent l'affaire et la sentence définitive fut portée par les échevins de Liège.
    
XVe siècle. 1420Gerart, seigneur de Ville et de Matangne.
  1432Une partie de Matagne-la-Grande est comprise dans les terres de Vierves, fief de Liège.
  1465Le seigneur de Vierves se titre en même temps "seigneur de la terre de Matoigne".
   Les barons de Vierves cèdent Matagne-la-Grande par héritage à la famille des Ville.
XVIe siècle. 1554
1555
A partir de 1542, la région souffre des rivalités entre Charles-Quint, souverain des Pays-Bas, et François Ier, roi de France. En 1554 et 1555, suite à ces guerres dévastatrices, le receveur de l'abbaye de Florennes justifie l'absence de recettes en déclarant que le pays est "destruit et aruinet" par les guerres et que "par là les recettes de son abbaye ont été nulles dans une trentaine de villages", notamment Mazée, Treignes, Vierves, Dourbes et Matagne-la-Grande.
  1563La famille des Marotte achète le village de Matagne-la-Grande aux Ville.
  1567Suite à un échange, les Marotte cèdent Matagne-la-Grande aux Hamal. En février 1567, Jean de Hamal, pour obtenir la haute justice de la baronnie de Vierves, cède Treignes, Matignolles, les deux Matagne, Villers-en-Fagne, Oignies et Mesnil.
 1580Le village est pillé par les "coureurs" du duc d'Alençon.
XVIIe siècle. 1679Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, le village est occupé par les Français et les villageois durent répondre aux réquisitions par la fourniture de main-d'oeuvre, de matériel et de vivres. En 1679, tous les hommes entre 20 et 50 ans furent envoyés à Thuin par l'Intendant du Hainaut, avec chacun une hache et une pique, pour démolir les murailles et les portes de la villes.
  1690Sur ordre du gouverneur de Philippeville et injonction de l'intendant de Hainaut, les villages de Franchimont, Sart-en-Fagne, Villers-en-Fagne, Roly, Matagne, Vodecée, Surice, Villers-le-Gambon doivent fournir les hommes nécessaires à la démolition des fortifications de Sautour. La part contributive des communautés fut fixée à 4 patacons pour Sautour, Surice et Franchimont, à 3 pour Villers-le-Gambon, à 2 pour Villers-en-Fagne et Sart-en-Fagne, à 6 pour les deux Matagne ensemble et à 1 pour Vodecée.
XVIIIe siècle.  Au XVIIIe siècle, le plupart des terres appartiennent à la communauté villageoise. Elles sont peu fertiles et une grande partie est laissée à la pâture sous forme de sarts. Le village restera souvent isolé en raison de ses chemins souvent impraticables.
  1784Philippe-Alphonse de Hamal, baron tyranique de Vierves, est enterré à Matagne-la-Grande. Il y mourut le 5 mars 1784, détesté pour ses violences de la population qui mit le feu au pavillon qu'il occupait, après avoir massacré le garde et sa famille. Une légende a fait de Philippe-Alphonse de Hamal un revenant qui chevauche les campagnes de la région.
  1793Ce fut à Matagne-la-Grande que les votes favorables à la France révolutionnaire furent les plus nombreux de toute la région.
  1794Jean-Joseph Colonval, de Matagne-la-Grande, est condamné à mort par le tribunal des Ardennes et exécuté à Paris. Une ordonnance originale de Fouquier Tinville, figurant dans les archives de Mézières, réclama la mise en vente immédiate de ses biens.
XIXe siècle. 1864Lors de la création de la ligne de chemin de fer reliant Philippeville à Hastière, Matagne-la-Grande est dotée d'une gare.
  1886A la fin du XIXème siècle, une fabrique d'explosifs s'intalle dans la commune. Elle occupera jusqu'à 400 personnes. On notera que cette fabrique d'explosifs sauta en 1886.
XXe siècle.   
   

18:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Matagne-la-Grande | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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