27/11/2007

Gimnée: visite du champs de bataille de 1555

A l'occasion des Journées du Patrimoine des 8 et 9 septembre 2007 consacrées au patrimoine militaire, le Syndicat d'Initiative et le Centre Culturel de Doische organisèrent une visite du site de la bataille de Gimnée (15 juillet 1555)  guidée par Monsieur Jean-Marie Bertrand, auteur d'une brochure sur le sujet qui est disponible auprès du Centre Culturel et du Syndicat d'Initiative de Doische, rue Martin Sandron, 124 à 5680 Doische (Tel: 082/21.47.38)

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Avant la visite du site de la bataille, Jean-Marie Bertrand relate, carte à l'appui, tout le contexte historique et politique de l'époque.

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Sur le terrain, on prend connaissance de la topographie des lieux en consultant la carte de Ferraris, néanmoins postérieure de plus de 200 ans de la bataille de Gimnée.

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Carte Ferraris de 1771-1778.


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Carte actuelle du même site.


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Vue aérienne du site.

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La visite du champs de bataille se poursuit par les chemins de remembrement.

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Dans un bois au sud du site, Monsieur Bertrand a découvert ce qui semble être une enceinte en maçonnerie: serait-elle contemporaine de la bataille de Gimnée et quelle aurait été son utilité? Petite enceinte fortifiée ou simplement enclos pour les chevaux ou le bétail?... La question reste posée.

Des militaires semblent en effet s'être réfugiés dans le bois.

Un bulletin de renseignements envoyé au duc de Nevers signale en effet que

Près du village de Gimigny, les coureurs ont découvert et reconnu 17 enseignes de gens de pied et 1.800 chevaux qui s'étaient embusqu"s en un bois le long d'un cousteau, au-dessus de ce petit village. 

Dans ses notes, François de Rabutin, homme d'armes de la compagnie d'ordonnance du duc de Nevers, écrit en outre:

Le passage ouvert par le feu, la cavalerie entra dans le bois, escarmouchant si vivement, aidée par certaines compagnies de gendarmes, que l'ennemi fut contraint d'abandonner le terrain.
La retraite des Impériaux se fit en bon ordre, en gens de guerre, pied à pied, en se soutenant les uns les autres.

François de Rabutin ajoute un peu plus loin:

Toute notre cavalerie chargea toute d'un front avec la plus grande violence. Nos hommes de pied se portèrent de part et d'autre à portée de tir avec tant de furie que c'était émerveillement d'en ouyir le chamaillis et le tonnerre qui dura plus de cinq grosses heures.

Les notes de François de Rabutin ont été publiées par la Société de l'Histoire de France dans un volume intitulé "Commentaires des Guerres de la Gaule Belgique" qui retrace les événements militaires de 1555 à 1559.

22:46 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bataille |  Facebook |

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