31/03/2007

Gochenée: mobilier de l'église Saint-Géry.

gochenéegochenée patrimoine

XIIIe siècle (?)

Fonts baptismaux; cuve octogonale avec têtes d'angle, style roman, pierre bleue(ht.105 cm); couvercle du XIXe siècle en laiton (ht.36cm.)
EGLISE_FONTSBAP~1

XVIIe siècle.

Autels latéraux en chêne peint.
EGLISE_AUTELG~1L'autel latéral gauche, dédié à la Vierge.
EGLISE_AUTELD~1L'autel latéral droit, dédié à saint Géry, patron de la paroisse.

 

 

Christ en croix en chêne polychrôme (fin XVIIe s) ( 107 x 95 cm.)
EGLISE_CHRIST~2

 

XVIIIe siècle.

Autel majeur en chêne peint, de style baroque contemporain de la construction de l'église, orné de part et d'autre de grandes statues de St Grégoire et de St Remi.
Tableau de l'autel majeur par H.Hubart: Christ en croix avec la Vierge (280 x 145cm), signé et daté "H.Hubart pinxit 1732".
EGLISE_AUTELMAJ~1
Statue de St Roch en chêne polychrôme (ht.109cm).
EGLISE_STATUE01~1
EGLISE_STATUE02~1

 

 

Deux bénitiers.
EGLISE_BENITIER_ENTREE~2

XIXe siècle (2ème moitié).

Chaire de vérité "Bon Pasteur" en chêne.
EGLISE_CHAIRE~1

 

Deux confessionaux en chêne Louis XIV-Louis XV.
EGLISE_CONFESS~1

 

Jubé.
Statue de St Grégoire pape en bois peint (ht. env.170 cm.)
EGLISE_AUTEL_STGREGOIRE~1

 

Statue de St Remi en bois peint (ht. env.170 cm.)
EGLISE_AUTEL_STREMI~1

XXe siècle (fin).

Banc de communion en fer forgé et marbre.
EGLISE_BANCCOM~2

 

Statuette de l'Immaculée Conception en porcelaine de Bruxelles (h.54cm).
EGLISE_STATUE03~1

 

Calice en argent doré et laiton argenté (h.25cm)
Cloche en bronze de 1850 disparue.

17:00 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : patrimoine, eglise, mobilier |  Facebook |

30/03/2007

Gochenée: vie de saint Géry.

gochenéegochenée traditions
 
 
Saint Géry, dénommé en latin Gaugerius, est né de parents romains à Eposium, c'est-à-dire Yvois, aujourd'hui dénommé Cariman, dans les Ardennes.

Jeune homme, il pratiquait le jeûne, était toujours le premier à l'église, se signalait par sa charité envers les pauvres auxquels il distribuait sa nourriture et par son intérêt pour les saintes écritures. L'évêque de Trèves, Magnericus,   remarqua sa conduite exemplaire et l'engagea dans la cléricature puis l'ordonna diacre dès qu'il connut le psautier par coeur.


Img00000~1
Lorsque l'évêché de Cambrai devint vacant, Géry y fut installé vers 585 et 587 avec l'accord du roi Childebert II. Pendant 40 ans, il remplit tous les devoirs d'un évêque de ce temps, c'est-à-dire détruire les idoles païennes et bâtir des églises. L'histoire retient surtout son soucis pour les prisonniers et les serfs qu'ils essayait de libérer par des démarches longues et parfois onéreuses ainsi que pour son assistance aux pauvres.

Géry mourut le 11 août entre 623 et 626. Il fut inhumé dans l'église Saint-Médard qu'il avait fait construire au centre de la ville épiscopale de Cambrai.


EGLISE_AUTELDaSaint Géry sur l'autel latéral droit de l'église de Gochenée.


C'est surtout dans le Hainaut que saint Géry est vénéré: il y a laissé 22 églises placées sous son patronnage ainsi qu'un village qui porte son nom, dans le Brabant. Dans la province de Namur, l'église de Gochenée lui est dédiée. Il est également invoqué à Roucourt qui possèd eun buste religieux de 1711 et à Brasmenil où un tableau le représente baptisant un lépreux.

Saint Géry est souvent représenté en évêque, avec parfois un dragon à ses pieds. Il est invoqué contre les "troubles des humeurs", les maladies infectieuses dont la fièvre aphteuse et les maux de dents.

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tradition, saint |  Facebook |

29/03/2007

Gochenée: l'église Saint-Géry.

gochenéegochenée patrimoine 
L'église de Gochenée, dédiée à saint Géry, est un petit édifice classique du premier tiers du XVIIIe siècle en moellons de calcaire. La mononef de deux travées et un choeur à trois pans est précédée d'une mince tour carrée qui domine la façade. Sur sa façade nord, l'église est flanquée d'une petite sacristie contemporaine.
EGLISE_ARRIERE~1
 La tour.

 

L'église est précédée d'un perron de la fin du XIXe siècle. La tour, cantonnée de chaînes harpées, s'ouvre dans son axe par un portail cintré à bossages un-sur-deux qui lui donne un petit air baroque.

 

EGLISE_01~1

 

La porte d'entrée de la tour de l'église est surmontée du chronogramme de 1730:

CIVIVM peCVnia
erIgor restaVror
DirV(ta) reparabor


EGLISE_CHRONOGRAMME~2

Au sommet de la tour, on aperçoit trois ouïes cintrées, certaines en marbre rose de la région. La tour est couronnée d'une corniche en pierre biseautée et est couverte d'une toiture en pavilllon et à coyau.

A gauche de la tour, une tourelle d'escalier circulaire, percée de fentes de lumière, permet d'atteindre le jubé.

A l'intérieur de la tour, on peut voir des voûtes d'arêtes. La porte cintrée vers la nef porte un second chronogramme de 1730:

CIVes eX goChenee Deo
sIbIqUe tUrrIM erigebant


plan eglise goch

Plan de l'église St-Géry à Gochenée (Le Patrimoine monumental de la Belgique)


 

 La nef et le choeur.

La nef et le choeur, sur plan axial et à chevet aveugle, sont éclairés par de grandes baies en plein cintre sur montants harpés. Les angles de la maçonnerie sont également harpés avec souvent des pierres de réemploi. A l'extérieur ils sont couronnés par une corniche de pierre biseautée sous une toiture d'ardoise.

 

EGLISE_INT_01~1
A l'intérieur, la nef est rythmée par des pilastres qui délimitent cinq travées. Les voûtes sont en voile sur doubleaux sur la nef et trois voûtains sur le choeur avec une clé centrale ornée d'une colombe.

 La sacristie.

La sacristie est éclairée par deux baies dont celle de l'est est d'origine. Elles sont à linteau droit sur montants à deux harpes. Corniche de pierre en cavet en partie en marbre rose. Toiture à croupe. A l'intérieur, la sacristie est voûtée d'arêtes avec un médaillon central portant l'inscription "IHS". Dans un angle est scellé un lavabo en pierre.

 

EGL_PTOMB_RANSON~1Pierre tombale du sieur Ranson, sur la façade de l'église Saint-Géry de Gochenée.

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : patrimoine, eglise |  Facebook |

28/03/2007

Gochenée: le tilleul de Notre-Dame.

gochenéegochenée trouvailles

 

Situé au nord-ouest du village, au lieu-dit "pré Diamont", le long d'un chemin descendant vers les versants boisés de la vallée de l'Hermeton, le tilleul Notre-Dame a longtemps abrité une petite chapelle accroché à son tronc et qui contenait une statue de la Vierge, régulièrement renouvelée depuis les guerre Napoléoniennes où on venait y prier.

En 1956, le bourgmestre de Gochenée et Messieurs les juges Balon et Gilbert intervinrent pour essayer de la préserver. Plusieurs fois centenaire, ce tilleul avait 4 mètres de diamètre à 1,50 mètre du sol. L'arbre était alors en bon état sanitaire bien que fendu aux premières grosses branches.

Lors de l'étude pour la construction de barrages dans le sud de notre pays, le projet qui fut envisagé dans la vallée de l'Hermeton devait faire passer une route à proximité de cet arbre vénérable.

Deux grosses chaînes furent placées à 4 à 5 mètres de hauteur par la commune en 1966 afin de préserver et de soutenir les branches. Malheureusement, dans les années qui suivirent, le tilleul fut frappé par la foudre et, abandonné de tous, il est aujourd'hui dans un bien triste état.

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trouvaille, arbre, napoleon, potale |  Facebook |

27/03/2007

Gochenée: la culture du houblon.

gochenéegochenée économie
 

herb01La culture du houblon dans la région de Gochenée a complètement disparu dans les années 1980 en raison des énormes charges d'investissement et de fonctionnement. Bien que la Belgique soit un des plus grands consommateurs de bière, la culture du houblon s'est limitée à Gochenée, Vodelée, Soulme et Romedenne en Wallonie et à Poperinghe en Flandre.

La culture du houblon se fait le long de grands fils attachés à une puissante charpente de poteaux de huit mètres de haut. La pousse des plantes commence en avril et, dès qu'elles commencent leur ascension le long des fils, il faut enrouler les tiges et réaliser des pulvérisations hebdomadaires.

Dès que les cônes sont mûrs, un mirador élevé à 5 mètres du sol et placé sur un tracteur qui avance lentement permet à un ouvrier de couper simultanément le fils métallique et la tige de la plante qui est placée par une autre personne sur une remorque.

Rentrées dans la grange, les tiges sont absorbées par une "cueilleuse", machine qui sépare les cônes de la tige tandis qu'au "trieur" les cônes sont débarrassés de leurs feuilles. Les feuilles qui ont échappé au triage sont ensuite enlevées à la main. Les cônes sont alors nettoyés par une soufflerie et entassés dans d'énormes balles qui, portées à dos, sont déversées dans le séchoir aménagé à côté de l'habitation du houblonnier. Dans cette pièce, le houblon est étalé sur des claies à travers lesquelles souffle un air chaud qui sèchera le houblon pendant quelques heures, voire une nuit entière.

Le précieux houblons était alors dirigé vers Poperinghe où il était manufacturé.

La culture du houblon dans la région de Gochenée a complètement disparu dans les années 1980 en raison des énormes charges d'investissement et de fonctionnement. Bien que la Belgique soit un des plus grands consommateurs de bière, la culture du houblon s'est limitée à Gochenée, Vodelée, Soulme et Romedenne en Wallonie et à Poperinghe en Flandre.

La culture du houblon se fait le long de grands fils attachés à une puissante charpente de poteaux de huit mètres de haut. La pousse des plantes commence en avril et, dès qu'elles commencent leur ascension le long des fils, il faut enrouler les tiges et réaliser des pulvérisations hebdomadaires.

Dès que les cônes sont mûrs, un mirador élevé à 5 mètres du sol et placé sur un tracteur qui avance lentement permet à un ouvrier de couper simultanément le fils métallique et la tige de la plante qui est placée par une autre personne sur une remorque.

Rentrées dans la grange, les tiges sont absorbées par une "cueilleuse", machine qui sépare les cônes de la tige tandis qu'au "trieur" les cônes sont débarrassés de leurs feuilles. Les feuilles qui ont échappé au triage sont ensuite enlevées à la main. Les cônes sont alors nettoyés par une soufflerie et entassés dans d'énormes balles qui, portées à dos, sont déversées dans le séchoir aménagé à côté de l'habitation du houblonnier. Dans cette pièce, le houblon est étalé sur des claies à travers lesquelles souffle un air chaud qui sèchera le houblon pendant quelques heures, voire une nuit entière.

Le précieux houblons était alors dirigé vers Poperinghe où il était manufacturé.

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : economie, culture, houblon |  Facebook |

26/03/2007

Gochenée: le règlement de bourgeoisie de 1779.

gochenéegochenée documents
 
 
Le règlement de bourgeoisie de 1779 pour la commune de Gochenée, établi par le prince-évêque de Liège, figure aux archives de l'Etat à Namur, Echevinages n°3986 (f°38 à 41). Il fournit des renseignements intéressants sur la vie sociale sous l'Ancien Régime et sur l'institution de la bourgeoisie, essentielle dans le fonctionnement des institutions rurales de l'époque. Ce règlement, fixé pendant la dernière période liégeoise, confirme et précise des règlements antérieurs de 1664, 1734 et 1774 établis sous différents régimes.


REGLEMENT TOUCHANT LA BOURGEOISIE, L'ACQUISITION D'ICELLE, ET LA JOUISSANCE DE CES DROITS ET PORTIONS POUR LA COMMUNAUTE DE GOCHENEE.

François-Charles, Comte de Velbruck, par la grâce de Dieu prince-évêque de Liège, prince du St Empire Romain, duc de Bouillon, marquis de Franchimont, comte de Looz, de Horne et baron de Herstal, etc.

Les bourgmestres et communauté de Gochenée nous ayant très humblement supplié de pourvoir de notre autorité principale à ce que les droits de bourgeoisie et la manière de les acquérir dans cette communauté, à effet de participer aux émoluments y attachés, soient fixés et déterminés pour l'avenir, nous avons trouvé à propos de statuer et régler provisoirement les articles suivants:

Tous manants et habitants du dit Gochenée y domiciliés et actuellement résidents, originaires ou non de cette communauté, savoir ceux qui se trouvent en possession et jouissance des droits de bourgeoisie et de tous privilèges, prérogatives et émoluments y rattachés, seront maintenus dans leurs dite profession, et en conséquence continueront d'être admis au partage des bois, glandée et de tous autres revenus accoutumés: ce qui aura lieu tant et si longtemps qu'ils retiendront et continueront leur domicile dans la communauté.
nul étranger ne sera dorénavant recevable à fixer sa résidence audit lieu de Gochenée, s'il ne s'y fait admettre bourgeois, en observant à cet égard tout ce qui est prescrit par des mandements généraux, par ceux des 28 novembre 1664, 20 mars 1734 et 23 juillet 1774, à quel effet il devra faire conster par son baptistère, et par attestation en forme probante, expédiée par le magistrat ou la justice de l'endroit d'où il vient, qu'il est catholique, apostolique et romain, e bonne forme et réputation.
tout postulant à la bourgeoisie devra, en outre les obligations ci-dessus, se procurer l'agrément tant du Seigneur  que de la communauté, assemblée selon l'Edit du 31 mars 1734 et celui du 26 avril 1779.
devra aussi payer pour droits à la caisse de la communauté vingt écus, et un écus à chaque bourgmestre régent.
devra pareillement prêter le serment requis d'être fidèle et soumis aux souverains, obéissant au seigneur, et de maintenir les droits de la communauté, laquelle prestation de serment les bourgmestres devront faire inscrire au registre de la Communauté avec l'admission à la bourgeoisie.
un bourgeois venant à transférer son domicile ailleurs et hors de ladite communauté sera déchu ipso facto de tous ses droits de bourgeoisie et autres, et venant à rentrer de nouveau dans la même communauté, il n'y sera plus admis, à moins qu'il ne fasse derechef l'acquisition de la bourgeoisie.
si cependant tel bourgeois était originaire de la communauté, il rentrera dans tous ses droits ... comme avant son premier changement de domicile, sans être obligé à aucune acquisition.
tous enfants de bourgeois, nés dans une autre communauté où leurs parents auraient transféré leur domicile, ne pourront jouir du droit de bourgeoisie sans l'avoir acquis.
seront cependant sensés originaires de la communauté, les enfants qui se trouveront nés ... hors de ladite communauté, voire d'une mère reconnue pour bourgeoisie actuelle.
10°les filles nées et à naître de parents bourgeois de la communauté jouiront des mêmes droits et prérogatives que les garçons et communiqueront ces droits à leurs maris, quoiqu'étrangers, ainsi qu'aux enfants nés de leurs mariages dans la communauté, ce qui aura lieu sans limitation à l'égard des mariages jusqu'ici contractés.
11°mais au futur, un bourgeois ou une bourgeoise venant épouser une non bourgeoise ou un non bourgeois, et le conjoint bourgeois venant à mourir le premier, le survivant ne continuera la jouissance de son droit de bourgeoisie lui communiqué par le ... qu'aussi longtemps qu'il restera veuf; et s'il vient à se remarier à une non bourgeoise ou un non bourgeois, il sera déchu de ce droit et les enfants nés de ce dernier mariage n'auront aucun droit de bourgeoisie, à moins qu'ils ne l'acquièrent.
12°tous les enfants de père et de mère non bourgeois, quoique nés et nationnés de ladite communauté ne seront point bourgeois sans en avoir acquis le droit.
13°plusieurs personnes originaires de l'endroit et ayant droit de bourgeoisie vivant en commun et usant d'un même feu et d'un même pain, ne seront réputés que pour un seul ménage et une même personne à l'effet de jouir des droits et émoluments attachés à la bourgeoisie.
14°pareillement les simples locataires non bourgeois qui n'occuperont qu'une chambre louée dans une maison, n'ayant qu'une porte sur la rue pour le locateur, et même plusieurs portes pratiquées à diverses chambres que l'on aurait divisées et louées dans une même habitation, en vue d'avoir par chaque locataire part dans la distribution des émoluments communaux, tous tels locataires en seront exclus et le seul locateur bourgeois aura sa part comme principal habitant.
15°des orphelins, aussi longtemps qu'ils vivront ensemble ou même séparément ne seront réputés que pour une même personne à l'effet dudit partage.
16°l'un cependant étant majeur d'âge ou marié et venant à se séparer et à tenir ménage à part, il entrera dans la pleine jouissance de tous ses droits, pendant que les autres frères et sœurs continueront de jouir de leur portion bourgeoise.
17°les manants non bourgeois ne pourront aucunement s'ingérer dans l'administration des biens et droits de la communauté.
18°relativement au premier, tout étranger qui se serait réfugié à Gochenée ou qui s'y serait rendu par cas fortuit d'hérédité o autrement, non seulement n'y jouira d'aucun émolument, mais encore ne sera point admis à résider dans la communauté, à moins qu'il n'acquière la bourgeoisie en due forme, selon qu'il est réglé ci-dessus.
19°les fermiers actuellement occupant les censes situées à Gochenée jouiront des droits et émoluments attachés à la bourgeoisie.
20°si cependant ces mêmes fermiers quittaient lesdites censes, ils perdraient la jouissance des émoluments communaux, à moins qu'ils n'eussent acquis ou ne vinssent à acquérir la bourgeoisie, et pour lors les fermiers successeurs jouiront des mêmes droits, comme inhérents aux fermes mêmes, lesquelles pour cet effet devront contenir au moins dix bonniers tant en  terres labourables qu'en prairies.
21°tous nouveaux bourgeois devront se présenter et s'annoncer à la communauté au jour de plaids généraux de la Saint Remi, sinon seront exclus de la portion bourgeoise de l'année suivante.
22°toutes pratiques que l'on introduirait contre la teneur du présent règlement seront réputées nulles et abusives.
Si mandons et commandons qu'il soit publié au prône, affiché et registré au greffe de la justice du lieu pour qu'il sorte ses pleins effets et que tous et un chacun aient à s'y conformer, nous réservant néanmoins d'y faire tel changement que nous trouverons convenir selon les circonstances. Donné en notre Conseil privé le 14 octobre 1779.

Le Comte d'Arberg.           

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documents |  Facebook |

25/03/2007

Gochenée: chronologie.

gochenéegochenée histoire
 

Préhistoire.

   
    
Epoque romaine.  Occupation de la localité à l'époque romaine (découverte de pièces de monnaies)
    
VIIe S.   
    
VIIIe S.  A l'époque mérovingienne qui nous a laissé des sépultures à inhumation, le village se forme autour de la villa des Godsingen.
    
IXe S.   
   
Xe S.   
   
XIe S.   
    
XIIe S.   
    
XIIIe S. 1224Hawide, épouse de Théodore de l'Ile, donne au prieuré d'Hastière une terre qui se trouve à Gochenée. L'abbaye de Brogne s'en réserve le cens.
  1245Des rivalités éclatent entre l'abbaye de Florennes et d'Hastière au sujet de la dîme de Gochenée.
  1265Une sentence arbitrale règle le conflit intervenu vingt ans plus tôt entre l'abbaye de Florennes et celle d'Hastière. Gochenée est désigné comme faisant partie des terres de l'abbaye de Florennes et donc de la principauté de Liège, le comte de Namur y gardant néanmoins certains droits.
  1289Le comte de comte de Namur a les droits de "taille, mortemain et formorture, commands et corvées" sur ses hommes en Gosignées.
XIVe S.   
    
XVe S.   
    
XVIe S. Au début du XVIe siècle, les habitants de la localité payent les droits d'avouerie au comte d'Agimont.
  Vers le milieu du XVIe siècle, le premier seigneur connu de Gochenée est Thibaut de Bourlers, seigneur de Virelles.
Gochenée relève de la cour féodale de Hierges et son échevinage suit la coutume de Liège.
  1555Gochenée est compris dans la liste des dépendances de la seigneurie d'Agimont. Avec l'accord du Prince-Evêque de Liège, Gochenée est vendu à Charles Quint en même temps qu'Agimont, vendu par son seigneur le comte de Stolberg-Königstein. Par l'acquisition d'Agimont, Charles Quint souhaitait devenir surtout propriétaire de Charlemont où il souhaitait construire une forteresse. Le prince-évêque de Liège souhaitait obtenir des compensations pour l'abandon de ses droits de souveraineté sur ces terres, mais il ne les reçut jamais.
 1577Le 17 octobre 1577, les garnisons de Mariembourg, Philippeville et Charlemont mettent à sac le village. Quelques années plus tard, il sera à nouveau dévasté par la châtellenie de Couvin.
XVIIe S. Aux XVIIe et XVIII siècles, la seigneurie de Gochenée appartient aux Jacquier de Rosée, famille de maîtres de forges, dont la juridiction s'étendait également au village de Soulme. La cure était à la collation de l'abbaye de Florennes.
  1669Par le Traité des Limites, l'Espagne cède Gochenée à la France et ce malgré les protestations du prince-évêque de Liège.
  1697Lors du Traité de Ryswick, le 20 septembre 1697, Gochenée devient une localité dépendant de Charlemont (Givet), avec notamment Romerée, Hermeton-sur-Meuse, Waulsort et Hastière. Ce traité sera confirmé par la Convention de Lille en 1699.
  A la fin du XVIIe siècle, le dénombrement du Gouvernement de Charlemont (Givet) compte 52 feux à Gochenée.
XVIIIe S. 1730Construction de l'église dédiée à saint Géry.
  1772Suite au Traité de Versailles, la seigneurie de Gochenée revient de nouveau à la Principauté de Liège pour une courte période, c'est-à-dire jusqu'à la Révolution.
  1779Un règlement de bourgeoise de la commune de Gochenée daté du 14 octobre 1779 et établi par le prince-évêque de Liège confirme et précise les règlements antérieurs de 1664, 1734 et 1774.
  Accompagné de son frère Joseph-Julien et d'une bande de dragons, François Delecolle, surnommé le "Tyran de Givet",   s'adonne au brigandage et dévaste les villages de Willerzies, de Hargnies, d'Hermeton, d'Agimont, de Soulme, de Gochenée et de Vodecée.
  1793Gochenée est rattaché au département des Ardennes.
  1795Lors du procès de Delecolle, un officier municipal givetois déclare que celui-ci a volé des meubles et de l'argenterie à des particuliers d'Agimont, Hermeton, Gochenée, Vodecée et Soulme.
XIXe S. 1815Sous Guillaume d'Orange, Gochenée fait partie de la province de Namur.
    
 XXe S. 1914Les gros obus des canons allemands tirant des hauteurs de Gochenée et de Vodecée bombardent la ville de Givet et détruisent la caserne Rougé ainsi que le minuscule village de Charlemont composé d'une église, d'une caserne et de quelques maisons.
   

16:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gochenée | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire |  Facebook |