27/02/2007

Gimnée: la bataille de Gimnée en 1555.

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fort charlemont

Le fort de Charlemont, d'après L.Guicciardini,
La description de tout les Pays-Bas.

Le village de Gimnée souffrit particulièrement des guerres de la seconde moitié du XVIème siècle en raison de la proximité du fort de Charlemont et du camp de Givet.

Le 25 juin 1555, Charles Quint, alors dans la trente-sixième année de son empire, désigne Martin Van Rossem commandant d'une importante armée qui vient se "parquer aux deux Givet" avec des pièces d'artilleries qui ont été amenées de Malines le 15 mai. Cette armée est destinée à protéger la construction du fort de Charlemont dont Charles de Berlaymont, seigneur de Hierges, a été nommé superintendant des travaux qui débutent vraisemblablement au mois de juin 1555.

Dès son intallation dans le retranchement de Givet, l'armée de Van Rossem connaît des difficultés: les hommes sont de nationalités diverses et le retard dans le paiement de la solde provoque des rixes entre les militaires. De plus, la peste commence à décimer le camp. Van Rossem en meurt le 7 juin 1555 tandis que deux de ses adjoints, Terlon et Meghem, en sont également atteints.Le décès de van Rossem laissa une lourde succession à Charles de Berlaymont.

Les travaux de construction du fort de Charlemont étaient notamment protégés par l'armée des impériaux qui occupait le plateau de Foische avec un camp avancé au lieu-dit Herbleu à Gimnée.

Pendant l'intérim de Charles de Berlaymont, une armée de 16.000 soldats français de Henry II, réunie dans la région de Couvin, remonte vers Mariembourg et, le 15 juillet 1555, attaque les Impériaux retranchés à Gimnée à l'endroit dit Croix Bataille et dans les environs immédiats. Cette tentative de diversion opérée par les Français avait pour but d'interrompre la construction du fort de Charlemont, établi sur le territoire liégeois du comté d'Agimont.

marten van rossem
charles de berlaymont

Marten Van Rossem (1478-1555)
Gravure de Casper Bouttals.
Charles de Berlaymont, par Jacques Jonghelonck (1564)
Cabinet des Médailles, B.R. Bruxelles

Dans l'excellent récit qu'il a rapporté de cette bataille, F.de Rabutin, qui participa à l'"escarmouche", raconte que les Impériaux, utilisant habillement le terrain, se replièrent sur Givet le 16 juillet afin d'attirer les Français sous le feu de l'artillerie qui avait été amenée la veille dans le fort en construction. 16 canons, dont 10 de gros calibre, et 200 arquebuses les y attendaient.

L'escarmouche se déroula principalement à proximité du coteau qui relie la montagne de Charlemont au petit mont sur lequel sera construit plus tard le fort Condé, les troupes impériales s'étant retranchées derrière ce coteau et au sommet de la butte, sous la protection de l'artillerie du fort.

L'issue de la bataille fut incertaine. Les combats n'eurent pas de véritable conclusion et les Français se retirèrent sur Nismes dans la nuit du 16 au 17 juillet 1555.

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, bataille |  Facebook |

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