26/02/2007

 Gimnée: chronologie historique.

gimnéegimnée histoire

 

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Préhistoire.

 8000 av. J.C.Le Trou du Diable sert de sépulture aux hommes préhistoriques.
    
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Epoque romaine.

  Un certain Geminius se fixe dans la région et construit une villa à l'emplacement de l'actuelle ferme du Blocus. Cette villa est desservie par une chaussée (diverticulum) qui relie Dourbes à Doische.
Une petite agglomération se constitue très tôt à l'angle des actuelles rue des Chavées, rue de la Fontaine et rue du Blocus, endroit sous lequel s'engouffre une partie du cour du Faux Ri d'Entre Deux Bois.
    
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VIIe siècle.

   
    
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VIIIe siècle.

  A l'époque carolingienne, Gimnée fait partie de la Lotharingie comme la plupart des villages de la région. Gimnée appartient à une communauté religieuse chrétienne fondée probablement par saint Hubert (705-727) qui avait un pied-à-terre à Givet. Cette paroisse regroupe 7 villages: Doische, Foische, Vaucelles, Hierges, Niverlée et Mazée.
Construction d'un premier oratoire en bois avec soubassement en pierre dédié à saint Servais, fondateur du diosèce et qui possède également une église dans les villages voisins de Dourbes, Olloy, les deux Matagne, Fagnolle, et enfin Ossogne et Matignolle, situés sur Vierves.
    
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IXe siècle.

  Gimnée appartient à l'empereur des Francs.
 816D'après un document dénommé Précepte, faussement daté de 816, Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, concède à Ebbon, archevêque de Reims, un terrain propre à l'extraction du plomb en vue de couvrir la cathédrale en reconstruction:
"quendam locum fisci nostri valde necessarium et ad fodiendam minam plumbi congruum in pago Laumense in ipsis quoque finibus vel adjacescitiis Geminiacam nuncupantem villam"

Du plomb en provenance de Gimnée a donc probablement servi à la réfection de la cathédrale de Reims.

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Xe siècle.

  Il est impossible de dire si l'exploitation du plomb se poursuivit au bas moyen âge. Un terrain de la localité s'appelle encore aujourd'hui "Les minières" où on peut voir les vestiges des affleurements des anciennes galeries d'extraction.
  Jusqu'à la fin du moyen âge, Gimnée fait partie des huit villages de la seigneurie de Hierges, devenue plus tard baronnie de Hierges, terre namuroise.
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XIe siècle.

  A la fin du XIème siècle Gimnée dépend de Hierges, fief du duché de Bouillon. Hierges est probablement entré par héritage ou donation dans le domaine de Godefroid le Barbu, duc de Bouillon et neveu du comte de Namur.
  1096Pour réunir les fonds nécessaire à son départ en croisade, Godefroid de Bouillon vend son duché à Otbert, Prince-Evêque de Liège. Gimnée fera donc dès lors partie de la principauté de Liège.
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XIIe siècle.

   
    
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XIIIe siècle.

  Gilles II, seigneur de Hierges, donne à l'abbaye de Brogne (aujourd'hui Saint-Gérard) la dîme de la cure de Gimnée et du vicariat de Doische.
   Gimnée possédait une seigneurie foncière distincte de la communauté villageoise et connue sous le nom de seigneurie du Blocus. Celle-ci constituait une des quatre pairies de Hierges et exista du début du XIIIème siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. D'abord aux mains de chevaliers originaires de Foisches, qui se titraient seigneurs de Gimnée, Doische et Niverlée et constituaient une branche de la famille de Niverlée, cette seigneurie passa ensuite aux Gimnée, qui étaient sans doute des descendants ayant changé de patronyme.
  1249Watier de Gymgneez cède son avouerie de Romerée à Georges de Niverlée qui la cède par donation la même année à l'abbaye de Brogne (Saint-Gérard).
   Jusqu'au milieu du XIIIème siècle, la paroisse s'étend aux villages de Doische et de Vaucelles, la collation et la dîme appartenant aux Hierges. Suite à la donation de George de Niverlée, la paroisse entre alors dans le patrimoine de l'abbaye de Brogne (Saint-Gérard). L'abbé de Brogne désigne le curé de la paroisse alternativement avec le seigneur du Blocus. La dîme est partagée entre l'abbaye, le curé et le seigneur.
  1297Baldwyn de Gymgnée reçoit du seigneur de Hierges le patronat de l'église de Gimnée.
    
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XIVe siècle.

 1380Isabeau de Gymengneez devient la dame du Blocus.
  1385Gille de Jauche, sire de Hierges, accorde aux bourgeois de Gimynées et d'autres villages de la baronnie (Doische, Foische, Vaucelles, Niverlée, Olloy, Ham et Aubrives) le droit de chasser le lapin avec des chiens courants dans leurs bois communaux. Il leur accorde également des droits d'usage dans les bois ainsi que celui de bourgeoisie. Gimnée était donc affranchi avant 1385. Les échevins locaux suivaient la coutume de Liège.
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XVe siècle.

 1400Bertha de Gymgnée dirige la seigneurie du Blocus.
  1444Premier relief indiquant que Gimnée et 8 autres villages (dont Doische, Niverlée, Olloy et Vaucelles) dépendent de la terre de Hierges, fief de Bouillon.
  1470La crenée (assiette des impôts) de 1470 pour Doische et Gimnée s'élève à 29 livres 14 sols pour 66 feux.
    
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XVIe siècle.

 1500Jehan de Jache (de Jauche) est le seigneur du Blocus.
  1539Rigaud de Villers dit de Masbourg, époux de Marie de Jauche, prend la succession de Jéhan de Jauche.
  1555Le village souffre particulièrement des guerres de la seconde moitié du XVIème siècle en raison de la proximité du fort de Charlemont et du camp de Givet. Les 15 et 16 juillet 1555, la bataille de Gimnée oppose les troupes de Charles-Quint et celles de Henry II, roi de France. Cette tentative de diversion opérée par les Français avait pour but d'interrompre la construction du fort de Charlemont, établi sur le territoire liégeois du comté d'Agimont. Les travaux étaient protégés par l'armée de Van Rossem qui occupait le plateau de Foische avec un camp avancé au lieu-dit Herbleu à Gimnée. Mort de la peste le 7 juin 1555, Van Rossem laissa une lourde succession à de Berlaymont, seigneur de Hierges. Une armée de 16.000 soldats français, réunie dans la région de Couvin, attaqua les Impériaux retranchés à Gimnée à l'endroit dit Croix Bataille et dans les environs immédiats. Les combats n'eurent pas de véritable conclusion et les Français se retirèrent sur Nismes dans la nuit du 16 au 17 juillet 1555.
  1560La paroisse est incorporée à la mense épiscopale de Namur mais reste néanmoins dans le patrimoine de l'abbaye de Brogne. L'évêque de Namur a donc dès lors le droit de désigner le curé alternativement avec le seigneur du Blocus.
  1592La seigneurie du Blocus est propriété de Nicolas Goblet.
 1597Fortification du cimetière par la construction de tours de défense à chacun de ces angles. Travaux effectués simultanément à la construction du "fort" de Doische.
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XVIIe siècle.

 1622Vaucelles se détache de la paroisse regroupant dès lors Gimnée et Doische.
  1626La seigneurie du Blocus est propriété de Jean Piérard, époux de Jeanne de Goblet, seigneur de Dion le Val et du Blocus.
  1640Jeanne de Goblet, veuve de Jean Piérard, prend la succession de celui-ci
  1658Charles Alexandre de Rouselle, lieutenant prévot du duché de Bouillon, succède à Jeanne de Goblet.
  1664Les habitants de Romerée se mettent d'accord avec ceux de Gimnée, Niverlée et Matagne sur leurs droits respectifs.
  1666Construction de la chapelle de l'Ermitage, dédiée à Notre-Dame de la Croix.
  1670La seigneurie du Blocus est tenue par Joseph de Garcy, époux de Marguerite Piérard.
  1687La succession est assuré par leur fils, Antoine de Garcys, cornette dans un régiment espagnol.
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XVIIIe siècle.

 1700Mademoiselle X... de Garcy, soeur de Antoine de Garcy, prend la tête de la seigneurie.
  1701La seigneurie est reprise par Philippe Alexis de Pierquau, lieutenant au régiment allemand de Greber.
  1730La commune de Gimnée compte 380 habitants contre 180 à Doische.
  1743Philippe Alexis de Pierquau vend son fief à Wilmet, conseiller du roi de France, qui sera le dernier seigneur du Blocus.
  1763Naissance à Gimnée de Pierre François Joseph Robert, dit Robert de Gimnée (décédé en 1826), commandant de la garde nationale à Givet, membre de la Convention Nationale, assemblée qui, au cours de la Révolution française, gouverna la France de 1792 à 1795. Robert de Gimnée deviendra plus tard représentant des Ardennes à la Convention.
  1770Reconstruction de l'église paroissiale, dédiée à saint Servais.
   Un incendie ravage la localité de Matagne-la-Petite et la communauté de Gimnée, secourable, décide d'accorder un arbre à chacun des sinistrés.
   Les "maires" de Mazée, Treignes, Gimnée, Doische, Matagne-la-Petite et Romerée prêtent serment devant Delecolle, maire de Givet, surnommé "le tyran de Givet". Ils livrent à la Commission des Grains et des Réquisitions, présidée par le même Delecolle, grain, farine, gros bétail et moutons rassemblés à l'ancien couvent des Récollets et reçoivent en paiements les premiers assignats.
  1793Vers la mi-novembre 1793, le Père Louis Pacot, vicaire de Gimnée, est arrêté par les révolutionnaires de Givet sous prétexte de conspiration et cela malgré les énergiques protestations des villageois et bien que la localité échappe au contrôle de la République. Incarcéré à Charlemont puis transféré à la Conciergerie à Paris, il comparait devant le Tribunal Révolutionnaire le 7 mai 1794. Condamné à mort le 18 mai, il fut guillotiné le même jour.
    
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XIXe siècle.

 1802Gimnée et Doische deviennent des paroisses indépendantes lors du Concordat.
  1820Lors du Traité des Limites du 28 mars 1820, la France rétrocède au royaume des Pays-Bas, nouvellement créé, les communes de Doisches, Gimnée, Matagne-la-Petite, Mazée, Niverlée, Romerée, Treignes et Vaucelles.
   L'exploitation du plomb est reprise dans la commune à la fin du siècle. A la même époque, ouverture de carrières de pierre et de sable.
    
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XXe siècle.

 1904Fouilles archéologiques au Trou du Diable.
  19142 étrangers à la commune sont retrouvés à l'état de cadavre, tués par l'ennemi et 13 immeubles sont brûlés au passage des troupes allemandes. La localité est pillée par la soldatesque qui emprisonne les hommes dans l'église.
  1959L'église et le cimetière de Gimnée sont classés par arrêté du 2 décembre 1959.
   

18:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Gimnée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, chronologie |  Facebook |

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